Marcher plus et plus vite, une façon simple de se faire du bien

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A Nantes, en février 2023.

Dix mille pas et plus. Ils sont dix, cinq femmes et cinq hommes, à participer à un exercice pour évaluer leur vitesse de marche, ce mardi de mars, au stade Charléty, à Paris. Ces salariés de la Fédération française d’athlétisme (FFA) n’ont pas hésité à affronter la pluie pour participer à ce test, mené à l’initiative de l’organisation sportive. « On sait à quelle vitesse on roule, à quelle allure on fait du vélo, on court, mais rarement à quelle vitesse on marche », constate Thibault Deschamps, référent national sport santé entreprises de la FFA.

Les participants doivent d’abord marcher jusqu’à un plot à faible allure (3 km/h), en trente-six secondes, et revenir au point de départ, puis jusqu’à un autre plot à 3,5 km/h, et ainsi de suite jusqu’à 8 km/h, rythme de marche rapide, l’allure moyenne étant d’environ 5 km/h. Un bip leur indique s’ils sont à la bonne allure. Des ateliers de souplesse et d’équilibre sont ensuite proposés afin de repérer d’éventuelles carences et surtout de prévenir toute blessure.

Mais finalement à quoi sert de savoir à quelle vitesse on marche ? « L’objectif est d’augmenter la capacité aérobie, de faire diminuer la fréquence cardiaque au repos, et de voir à quel moment on commence à rentrer en sudation », explique Ali Saddedine, coach de la FFA. « C’est à partir de ce seuil que la marche est efficace pour améliorer son endurance, en dessous ça reste du lèche-vitrine, même si c’est mieux que rien, poursuit l’entraîneur. L’idée est de déterminer l’allure de chacun, afin d’amener chaque personne à aller un peu plus vite. »

Le « parent pauvre » de l’activité physique

A l’issue du test, les participants sont trempés… mais contents. « C’est facile, visuel. On sent bien les phases entre la marche tranquille et le fait de pousser un peu, en percevant les marges de progression », décrit Philippe Boidé, directeur du pôle développement à la FFA. « J’ai senti qu’à un moment il a fallu que j’utilise les bras pour atteindre le bip », souligne Céline. Peu sportive, Claudine appréhendait, mais se dit « très contente d’avoir participé ».

Certes, le plan vélo et mobilités actives, lancé fin 2018 par le gouvernement, est devenu un plan vélo et marche pour 2023-2027, permettant de donner un coup de pouce à ces deux activités favorables à la santé et à la planète. Mais « la marche est encore un peu le “parent pauvre”, alors que c’est la pratique physique la plus accessible, regrette Thibault Deschamps. Cela permet de reconnecter les citoyens avec leur corps, leurs sensations ». Elle ne comporte d’ailleurs aucune contre-indication médicale.

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