« Le problème c’est la lourdeur des dossiers et les demandes différentes d’une formation à l’autre »

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Une phase de candidature qui s’est déroulée sans incident mais non sans stress. Alors que les étudiants ont jusqu’à dimanche pour déposer leurs dossiers sur la plate-forme Mon Master, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche se réjouit d’une étape qui s’est, pour le moment, déroulée « sans difficulté ». La phase de dépôt des dossiers, en 2023, avait été émaillée de nombreux dysfonctionnements techniques (formations qui disparaissent de la plate-forme, pièces non nécessaires demandées…) qui avaient conduit le ministère à accorder quarante-huit heures supplémentaires aux étudiants pour candidater.

Pour cette seconde édition, la plate-forme nationale – sorte de Parcoursup des masters – avait fait l’objet d’un ensemble d’améliorations techniques, notamment une ergonomie optimisée. Des nouveautés saluées par les candidats interrogés par Le Monde, qui reconnaissent l’aspect pratique de Mon Master, qui leur permet de consulter l’intégralité de l’offre de formations et de déposer, directement sur le site, leur candidature, auprès des 3 500 responsables de masters.

Daniel Langgartner, 22 ans, en licence de droit à la faculté de Nancy, était déjà sensibilisé au fonctionnement du site puisque, redoublant, il était passé par ce dispositif en 2023. « La plate-forme a vraiment été améliorée, note le jeune homme. L’année dernière, le site était souvent en maintenance pendant plusieurs heures, ce qui était très contraignant. » Si l’étudiant admet être « rodé », il rappelle que, pour ses camarades, la prise en main de la plate-forme n’a pas toujours été simple.

« Lourdeur des dossiers demandés »

« Un mois pour remplir nos dossiers, c’est vraiment trop court », note Augustin (les personnes citées par leur prénom ont requis l’anonymat), en licence de sciences politiques à l’Université catholique de Lille. Lui aurait souhaité que les pièces demandées par chaque formation soient renseignées dès l’ouverture de la plate-forme, le 29 janvier – les étudiants pouvaient, à partir de cette date, consulter l’offre de formation – et non au moment du dépôt des candidatures. « On découvre seulement le 26 février que finalement, pour le master qu’on avait repéré, il faut faire un projet de recherche en trois pages, trouver un tuteur, faire une bibliographie, résumer tous nos travaux universitaires… et le tout en un temps record et pour une dizaine de formations », déplore le jeune homme. Comme en 2023, les étudiants ont la possibilité de déposer quinze vœux en formation classique et quinze en alternance.

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