la police évacue un rassemblement devant l’établissement

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Manifestation pour la paix à Gaza à l’appel de nombreuses organisations, place de la Sorbonne, à Paris, le 3 mai 2024.

La police est intervenue, lundi 6 mai dans l’après-midi, devant Sciences Po Paris, pour déloger des militants mobilisés en soutien aux habitants de Gaza qui avaient installé des tentes, au moment où les étudiants de cette école passaient leurs examens. Les examens se sont déroulés normalement, a précisé la direction.

Selon la préfecture de police, « 80 personnes s’étant installées sur la voie publique devant Sciences Po Paris, une intervention de police sur demande du préfet a eu lieu », et l’ensemble des personnes a été évacué « dans le calme ».

Une étudiante à de l’établissement, membre du comité Palestine, qui n’a pas souhaité donner son nom, a évoqué un « rassemblement pacifique qui a duré deux heures », avant que « la police intervienne » pour évacuer les manifestants et trois tentes.

Mobilisations en régions

Déjà, en début de matinée, une vingtaine d’étudiants s’étaient rassemblés devant l’établissement rue Saint-Guillaume, sans bloquer l’accès au bâtiment, en criant « Israël assassin, Sciences Po complice » ou « Palestine vivra, Palestine vaincra », avant de s’allonger sur le trottoir.

A Reims, « il y a eu blocage de Sciences Po, les examens n’ont pas pu se dérouler pour les 500 étudiants de première année (sur un total de 1 000 étudiants environ) », a indiqué la direction de Sciences Po. Les examens vont devoir être reprogrammés.

A Strasbourg, le bâtiment qui abrite les locaux du Centre universitaire d’enseignement du journalisme (CUEJ) a été bloqué par des étudiants qui dénoncent le « traitement médiatique » de la situation à Gaza, selon un communiqué des étudiants.

Le mouvement s’inspire de la contestation qui agite depuis la mi-avril une quarantaine de campus aux Etats-Unis. En France, la mobilisation étudiante pour dénoncer la situation à Gaza concerne surtout Sciences Po (5 000 à 6 000 étudiants à Paris), ses campus en région et d’autres instituts d’études politiques.

Le Monde avec AFP

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