La Nasa assure que les astronautes acheminés par Boeing jusqu’à l’ISS n’y sont pas « bloqués »

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Capsule Starliner amarrée au module Harmony de la Station spatiale internationale, orbitant au-dessus de l’Egypte, le 13 juin 2024.

La Nasa se veut rassurante. Les deux astronautes arrivés dans la Station spatiale internationale (ISS) il y a trois semaines à bord du nouveau vaisseau Starliner de Boeing n’y sont pas « bloqués », a soutenu l’agence spatiale américaine vendredi 28 juin, même si la date de retour de la capsule ne cesse d’être repoussée et dépend désormais de l’analyse de nouveaux tests.

Ces tests concernent notamment les problèmes rencontrés en vol sur les propulseurs de la capsule au moment où elle approchait de l’ISS pour s’y amarrer. Des tests au sol sur des propulseurs similaires vont être réalisés pour recréer l’environnement spatial et mieux comprendre la cause du problème. Ces tests devraient durer environ deux semaines, et une date de retour ne sera fixée qu’ensuite.

« Butch et Suni ne sont pas bloqués dans l’espace », a souligné Steve Stich, haut responsable à la Nasa, lors d’une conférence de presse inhabituellement tendue. Le retour du véhicule n’est pas « pressé », a-t-il ajouté. Les deux astronautes Butch Wilmore et Suni Williams devaient initialement ne passer qu’un peu plus d’une semaine dans le laboratoire volant. Ce qui a conduit la presse américaine à se demander si les astronautes se retrouvaient actuellement sans moyen de retour.

« Récolter davantage de données »

Ils ne sont « pas coincés dans l’ISS, l’équipage n’est pas en danger », a également martelé Mark Nappi, haut responsable chez Boeing. « Il est assez pénible de lire les choses qui circulent. Nous avons réalisé un très bon vol d’essai jusqu’ici, et il est perçu de manière plutôt négative », s’est-il plaint. « Nous pouvons faire rentrer Starliner à n’importe quel moment », a-t-il insisté. Mais « nous ne comprenons pas assez bien (les soucis rencontrés) pour les réparer de façon permanente, donc le seul moyen de le faire est de prendre le temps » et « récolter davantage de données ».

En plus des propulseurs, une autre anomalie affecte Starliner, nouveau véhicule commandé il y a dix ans par la Nasa pour servir de taxi spatial acheminant ses astronautes jusqu’à l’ISS. La Nasa et Boeing cherchent encore la cause de fuites d’hélium détectées en vol. L’hélium n’est pas inflammable mais est utilisé pour le système de propulsion. Le vaisseau dispose toutefois toujours d’une quantité suffisante d’hélium pour rentrer, selon l’agence spatiale.

Cette mission, menée par Boeing avec des années de retard sur le calendrier initial, est la première de Starliner avec un équipage, et est nécessaire pour que la capsule obtienne la certification de la Nasa et puisse ensuite commencer ses opérations régulières. En attendant, les astronautes de la Nasa rejoignent déjà l’ISS grâce aux vaisseaux de SpaceX depuis quatre ans.

Le Monde avec AFP

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