Home World La Malaisie profite du « derisking » des multinationales avec la Chine

La Malaisie profite du « derisking » des multinationales avec la Chine

La Malaisie profite du « derisking » des multinationales avec la Chine

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Dans un port de Butterworth, sur la péninsule malaisienne continentale, le 10 mars 2023.

Infineon, Airbus, Safran et Thales, Air liquide ou encore Stellantis : des semi-conducteurs à l’aéronautique, en passant par l’automobile, la plupart des grandes multinationales européennes sont présentes en Malaisie. Avec ses 33 millions d’habitants, ce petit pays d’Asie ne fait pas le poids face aux géants démographiques de la région, mais il a su tirer son épingle du jeu économique en développant, depuis les années 1970, une industrie de sous-traitance reconnue.

De passage en Allemagne et en France à la mi-mars, le ministre malaisien des investissements, Aziz Zafrul, est venu courtiser les entreprises de premier plan du Vieux Continent afin de tenter d’attirer des investissements supplémentaires. Avec un message : ayant une population jeune, anglophone et souvent sinophone, la Malaisie dispose d’atouts pour participer aux efforts de réduction des risques (« derisking ») déployés par les grandes entreprises en vue de limiter leur dépendance à la Chine.

Derrière le Vietnam ou l’Indonésie, le pays, stratégiquement situé sur le détroit de Malacca, au nord de Singapour, tire déjà profit de cette tendance : ses investissements directs étrangers ont bondi de 18 % en 2023. « Les entreprises nous disent qu’elles ne vont pas fermer leurs opérations en Chine, mais qu’elles veulent se diversifier : c’est la stratégie Chine + 1. Après la guerre en Ukraine, nous avons suscité encore plus d’intérêt, à la fois en raison des tensions géopolitiques et de l’augmentation des coûts à cause des prix de l’énergie en Europe », explique M. Zafrul au Monde.

Emergence de classes moyennes locales

Pour lui, c’est le retour d’un phénomène interrompu par l’entrée de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce, en 2001 : « Auparavant, on voyait des multinationales délocaliser dans toute la région, mais à partir de 2001, la Chine s’est mise à tout rafler », se remémore-t-il.

Autre argument du ministre : le dynamisme de la région. Alors que l’économie chinoise ralentit, les pays membres de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) connaissent une forte croissance. Grâce à l’émergence de classes moyennes locales, ils représentent des relais potentiels pour les grandes marques.

« L’Asean est le cinquième bloc économique au monde, avec une population de 680 millions d’habitants et une croissance qui devrait atteindre de 4 % à 5 % [en 2024] ». L’économie malaisienne a progressé de 3,8 % en 2023, et sa croissance pourrait s’élever entre 4,5 % et 5 % en 2024, selon plusieurs instituts de recherche.

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