Giorgia Meloni en Libye pour une visite axée sur la coopération bilatérale

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La présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, et le chef du gouvernement basé à Tripoli, Abdel Hamid Dbeibah, à Tripoli, le 7 mai 2024.

La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a entamé en Libye, mardi 7 mai, une visite axée sur la coopération bilatérale au cours de laquelle elle devait rencontrer des dirigeants des deux camps rivaux qui se disputent le pouvoir.

Accompagnée d’une délégation ministérielle, Mme Meloni s’est entretenue peu après son arrivée avec le chef du gouvernement basé à Tripoli, Abdel Hamid Dbeibah, selon des sources officielles. Elle doit ensuite se rendre à Benghazi pour rencontrer le maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est libyen, « conformément à l’engagement consolidé de l’Italie d’être présente dans toute la Libye et de travailler avec tous les acteurs libyens », selon un communiqué du gouvernement italien.

A l’occasion de cette visite, les ministres accompagnant Mme Meloni signeront avec leurs homologues libyens « des déclarations d’intention » sur des projets de coopération dans les domaines de la santé, de l’enseignement, de la recherche, de la jeunesse et des sports.

Ces accords s’inscrivent dans le cadre du « plan Mattei », du nom d’Enrico Mattei, fondateur d’ENI (le géant énergétique public italien), qui, dans les années 1950, préconisait un rapport de coopération avec les pays africains en les aidant à développer leurs ressources naturelles, précise le communiqué italien. Lors de sa première visite en Libye, fin janvier 2023, Mme Meloni avait scellé un important accord gazier avec ce pays aux réserves en hydrocarbures les plus abondantes du continent.

La Libye, enlisée dans une crise politique majeure depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, est gouvernée par deux exécutifs rivaux : l’un à Tripoli (Ouest), dirigé par M. Dbeibah et reconnu par l’ONU, l’autre dans l’Est, incarné par le Parlement et affilié au camp du maréchal Haftar.

Profitant de cette instabilité politique, des passeurs font émigrer clandestinement chaque année des milliers de personnes provenant notamment de pays africains et qui tentent de rejoindre l’Italie, distante de quelque 300 kilomètres des côtes libyennes. Mme Meloni avait plaidé le 17 avril pour une « nouvelle approche » à l’égard de l’Afrique, notamment sur le dossier migratoire, lors d’une visite en Tunisie, pays voisin de la Libye et l’un des principaux points de départ de migrants vers l’Europe.

Le Monde avec AFP

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