une cyberattaque touche le ministère de la défense

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Le secrétaire d’Etat à la défense britannique, Grant Shapps, se rend à la réunion hebdomadaire du cabinet,  à Downing Street, à Londres, le 7 mai 2024.

Le ministère de la défense britannique a été la cible d’une cyberattaque visant le système de paie des militaires, a fait savoir, mardi 7 mai, le gouvernement, déclenchant de nouvelles accusations contre la Chine, que celle-ci a fermement rejetées.

La violation de données concerne les noms et les données bancaires de membres des forces armées, exerçant aussi bien dans la marine que dans les armées de terre et de l’air, et de celles d’anciens combattants, selon la chaîne de télévision Sky News. Des adresses personnelles figureraient aussi dans ces données. Selon plusieurs médias, le gouvernement soupçonne la Chine d’être derrière la cyberattaque.

Représentant le gouvernement devant les médias britanniques mardi matin, le ministre du travail, Mel Stride, a dit ne pas pouvoir « affirmer » que Pékin était responsable et qu’il s’agissait « d’une hypothèse ».

La base de données d’un tiers ciblée

Alors que les relations entre Londres et Pékin se sont considérablement dégradées ces dernières années, le gouvernement chinois représente un « défi historique » et « nos yeux sont grands ouverts en ce qui concerne la Chine », a poursuivi le ministre.

Pékin a rapidement et fermement réagi. « Les commentaires des hommes politiques britanniques concernés sont d’une absurdité totale », a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Lin Jian. « La Chine s’est toujours fermement opposée à tous les types de cyberattaques et les a toujours fermement réprimées », a-t-il affirmé.

Les autorités britanniques ont découvert la cyberattaque ces derniers jours, selon plusieurs médias britanniques. Les pirates n’auraient pas récupéré de données du système. « Le ministère de la défense a agi très rapidement pour mettre hors ligne la base de données » ciblée par l’attaque, a déclaré Mel Stride. La cible n’est pas, a-t-il précisé, une base de données du ministère de la défense mais celle d’un tiers.

Le secrétaire d’Etat à la défense, Grant Shapps, s’exprimera dans la journée au Parlement sur le sujet, mais il ne devrait pas désigner précisément de responsable. Il mettra en revanche en garde contre les dangers posés par le cyberespionnage, selon la BBC.

Selon le député Tobias Elwood, ancien président d’une commission parlementaire de la défense, l’attaque présente toutes les caractéristiques d’une cyberattaque chinoise. « Le fait de cibler les noms et les coordonnées bancaires du personnel renvoie à la Chine », a-t-il affirmé sur la BBC. « Cela peut faire partie d’un plan, d’une stratégie », a-t-il ajouté.

Le Monde avec AFP

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