un neuvième suspect placé en détention en Russie

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Au mémorial en hommage aux victimes de l’attentat du Crocus City Hall, près de Moscou (Russie), le 29 mars 2024.

Une neuvième personne accusée d’être impliquée dans l’organisation de l’attentat du 22 mars revendiqué par l’Etat islamique au Khorassan (EI-K), la filiale de l’EI en Afghanistan, a été placée en détention, a annoncé la justice russe, vendredi 29 mars. L’attaque a fait plus de 140 morts au Crocus City Hall, salle de concert de Krasnogorsk, dans la banlieue de Moscou.

Les individus armés avaient ouvert le feu dans la salle de concert avant de l’incendier. Les autorités russes ont annoncé mercredi un bilan de 143 morts, tandis que le ministre de la santé russe, Mikhaïl Mourachko, a déclaré vendredi qu’une autre personne était morte. Des dizaines de blessés sont encore hospitalisés.

Quatre assaillants présumés ont été arrêtés, ainsi que plusieurs suspects accusés de les avoir aidés. Vendredi, un neuvième suspect, Nazrimad Loutfoulloï, a été placé en détention, a annoncé le service de presse des tribunaux de Moscou. Il est comme les assaillants présumés originaire du Tadjikistan, une ancienne république soviétique d’Asie centrale. Les autorités n’ont pas précisé le rôle qu’il est accusé d’avoir joué. Sa détention provisoire court au moins jusqu’au 22 mai.

Revendication de l’Etat islamique

L’attentat est le plus meurtrier en Russie depuis une vingtaine d’années, et le pire revendiqué par l’organisation djihadiste Etat islamique sur le sol européen. L’Etat islamique a confirmé vendredi l’arrestation de quatre de ses membres, qu’il désigne comme les auteurs de l’attentat. Dans son édition du jeudi publiée vendredi à l’aube, Al-Nabaa, hebdomadaire de l’organisation djihadiste, précise que trois d’entre eux ont utilisé des mitrailleuses tandis que le quatrième était chargé de provoquer un incendie.

Malgré cette revendication claire, les autorités russes persistent à tracer un lien avec l’Ukraine, pays qu’elles affrontent militairement depuis plus de deux ans. Jeudi, le Comité d’enquête russe, organe chargé des principales investigations criminelles, a affirmé que les auteurs de l’attentat avaient des « liens avec les nationalistes ukrainiens » et avaient reçu d’« importantes » sommes d’argent en provenance d’Ukraine. Le président, Vladimir Poutine, avait lui-même affirmé que les assaillants présumés tentaient de fuir vers l’Ukraine au moment de leur arrestation. Le directeur des services de sécurité russes, Alexandre Bortnikov, a lui accusé les services secrets ukrainiens et occidentaux d’avoir « facilité » l’attentat. Kiev dément pour sa part toute implication dans cette tuerie.

Le Monde avec AFP

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