six candidats autorisés à prendre part au scrutin du 28 juin

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A Téhéran, le 20 mai 2024, lors d’une cérémonie en hommage au président  Ebrahim Raïssi, tué dans un accident d’hélicoptère, le même jour.

Six candidats, la plupart conservateurs, ont été autorisés à concourir à l’élection présidentielle du 28 juin destinée à remplacer Ebrahim Raïssi, mort dans un accident d’hélicoptère le 20 mai, a annoncé dimanche le ministère de l’intérieur.

Ces candidats ont été sélectionnés par le Conseil des gardiens de la Constitution, un organe non élu dominé par les conservateurs et chargé de superviser le processus électoral. Ces candidats ont été sélectionnés parmi quatre-vingts personnalités ayant déposé leur candidature.

Parmi ceux qui pourront faire campagne, figurent le président conservateur du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf ; le maire de Téhéran, Alireza Zakani et Saïd Jalili, l’ancien négociateur ultraconservateur du dossier nucléaire.

D’autres « candidats » ont été sélectionnés : Amir Hossein Ghazizadeh Hashemi, le chef ultraconservateur de la Fondation des martyrs, et Mostafa Pourmohammadi, ancien ministre de l’intérieur. Le seul réformateur en lice est Masoud Pezeshkian, un député de la ville de Tabriz (Nord-Ouest) et ancien ministre de la santé.

En revanche, le Conseil a disqualifié le populiste Mahmoud Ahmadinejad, qui souhaitait briguer, à 67 ans, le poste de président qu’il a occupé de 2005 à 2013. Il avait déjà été écarté aux présidentielles de 2021 et 2017. Un autre vétéran de la République islamique, Ali Larijani, ancien président du Parlement considéré comme modéré, a également été rejeté.

Le Conseil des gardiens n’a pas justifié publiquement ses choix.

A l’élection de 2021, ce même conseil n’avait retenu que sept candidats sur les 592 postulants, invalidant de nombreuses personnalités réformistes et modérées. Ce qui avait ouvert la voie à Ebrahim Raïssi, le candidat du camp conservateur et ultraconservateur, facilement élu au premier tour. Seuls 49 % des électeurs iraniens avaient participé à ce scrutin, soit le plus faible taux pour une présidentielle depuis la révolution islamique de 1979.

Le Monde avec AFP

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