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Dans une tribune, les présidents italien, allemand et autrichien appellent à se rendre aux urnes le 9 juin pour « une Union européenne forte »

Les présidents de l’Italie, de l’Allemagne et de l’Autriche ont plaidé, dans une tribune publiée samedi par le quotidien italien Corriere della Sera, pour « une Union européenne forte » face aux atteintes antidémocratiques, et appelé les électeurs à se rendre nombreux aux urnes pour les élections européennes, du 6 au 9 juin. « Les valeurs fondamentales – nos valeurs – de pluralisme, de droits humains et d’Etat de droit sont contestées, sinon ouvertement menacées, dans le monde entier. Ce qui est en jeu, ici, n’est rien moins que les fondations de notre ordre démocratique », écrivent les trois chefs d’Etat, aux fonctions protocolaires, mais qui sont garants de la Constitution dans leur pays.

« Il est essentiel de défendre les institutions et valeurs démocratiques, les garanties de la liberté, de l’indépendance des médias, le rôle des oppositions politiques démocratiques, la séparation des pouvoirs, ainsi que la valeur des limites de l’exercice du pouvoir », détaillent Sergio Mattarella, Frank-Walter Steinmeier et Alexander van der Bellen. Cet appel conjoint est publié à moins d’un mois des élections européennes, à l’issue desquelles l’extrême droite pourrait effectuer une percée dans plusieurs pays.

En Italie, le parti post-fasciste Fratelli d’Italia de la présidente du Conseil, Giorgia Meloni, est crédité de 27 % des suffrages, en tête dans les intentions de vote. En Allemagne, les sondages placent le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) à la deuxième place derrière les conservateurs, à environ 15 % des voix, tandis que le Parti de la Liberté d’Autriche (FPÖ) devrait lui aussi progresser.

Si Mme Meloni est atlantiste et pro-Kiev, d’autres, dont l’AfD mais aussi, en Italie, La Ligue, de Matteo Salvini, alliée du Rassemblement national au Parlement européen, sont mis en cause pour leurs sympathies prochinoises ou prorusses. M. Salvini, mais aussi le Portugais André Ventura, fondateur du parti Chega, se disent partisans de l’ex-président américain Donald Trump. Face à ceux qui « remettent en question les principes démocratiques fondamentaux », les présidents italien, allemand et autrichien veulent plus d’Europe.

« Notre ordre démocratique libéral est profondément lié à l’unification de l’Europe ; en nous ancrant dans une communauté européenne de valeurs et de normes juridiques, nous avons présenté au monde une coexistence reposant sur un ordre démocratique et de paix », estiment-ils. « Ce n’est que dans une Union européenne forte que nous aurons assez de poids pour défendre notre liberté et notre démocratie dans un monde de plus en plus précaire, pour œuvrer à un ordre mondial caractérisé par la liberté, la dignité de chaque personne, le respect de chaque Etat et du droit international. » « En participant aux élections, nous défendons les institutions libérales, l’Etat de droit, nos valeurs fondatrices, et nos libertés communes », concluent-ils.



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