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les « citoyens sauveteurs » manquent de financement public

les « citoyens sauveteurs » manquent de financement public

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L’arrêt cardiaque est responsable de 50 000 décès par an en France. Le taux de survie reste inférieur à 10 %. Le professeur de cardiologie Eloi Marijon rappelait en août 2023, dans les colonnes du Monde, que le nombre de morts subites restait « désespérément stable » depuis dix ans. Comment accepter que les gouvernements successifs n’aient toujours pas pris la mesure de ce problème de santé publique ? Pourquoi ne pas avoir déployé des campagnes de sensibilisation avec une vraie politique de formation dès le collège ? Pourquoi ne pas donner une place plus importante aux « citoyens sauveteurs », ces volontaires qui peuvent, plus vite que les secours médicalisés, faire les premiers gestes et se servir de défibrillateurs ? Comment les élus des départements peuvent-ils balayer d’un revers de main les demandes de subventions ? Avec 300 000 volontaires mobilisés, 20 000 interventions en 2023 et des milliers de victimes sauvées grâce à son application Staying Alive, l’association Le Bon Samaritain souhaite aujourd’hui alerter le gouvernement sur cette forme d’indigence.

Si des progrès majeurs ont été réalisés dans la prise en charge médicale des causes d’arrêt cardiaque, ce sont les premières minutes reposant sur le ou les premiers témoins qui sont déterminantes. Elles expliquent l’absence d’amélioration du devenir de l’arrêt cardiaque. Dans son rapport de 2018, l’Académie nationale de médecine rappelle que « les premières minutes de prise en charge sont cruciales. Une réanimation adaptée initiale plus systématique par le témoin […] devrait permettre d’atteindre des taux de survie plus élevés ». Depuis 2007, un décret autorise l’utilisation du défibrillateur par toute personne quel que soit son âge. Pourtant, aucune campagne de sensibilisation n’a été organisée pour expliquer aux Français l’utilité et l’innocuité de ces appareils, alors même qu’ils sont omniprésents dans l’espace public. En 2018, un comité interministériel de la santé prévoyait des mesures pour former 80 % de la population aux gestes de premiers secours durant le quinquennat. Même si des progrès ont été faits, l’objectif est loin d’être atteint six ans plus tard.

Face à ce constat, l’association Le Bon Samaritain mobilise depuis 2016 des volontaires pour pratiquer les premiers gestes sur les victimes en attendant l’arrivée des secours. Le principe est simple : une plate-forme est mise à disposition des sapeurs-pompiers et des SAMU leur permettant de localiser et de mobiliser des volontaires. Ces derniers, reconnus comme « citoyens sauveteurs » depuis 2020, sont recensés grâce à Staying Alive, application gratuite téléchargée par plus de 2 millions d’utilisateurs. Une étude réalisée avec la brigade de sapeurs-pompiers de Paris a démontré que l’intervention d’un citoyen sauveteur permettait de doubler le taux de survie des victimes d’arrêt cardiaque. C’est le délai d’arrivée sur place qui fait toute la différence entre le premier témoin et le premier médecin. En décembre dernier encore, le sauvetage d’un bébé de 3 mois par un volontaire de Staying Alive a fait la « une » de l’actualité.

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