Home Entertainment La communauté des dominicaines du Saint-Esprit et un cardinal canadien condamnés pour le renvoi de mère Marie Ferréol

La communauté des dominicaines du Saint-Esprit et un cardinal canadien condamnés pour le renvoi de mère Marie Ferréol

La communauté des dominicaines du Saint-Esprit et un cardinal canadien condamnés pour le renvoi de mère Marie Ferréol

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Sœur Marie Ferréol, de la congrégation des bénédictines du Saint-Esprit, qui a été exclu de sa communauté par un décret d’exclaustration sans motif apparent. A Cournols (Puy-de-Dôme), le 22 mai 2021.

La justice a tranché : le tribunal civil de Lorient a condamné mercredi 3 avril la communauté des dominicaines du Saint-Esprit, le cardinal canadien Marc Ouellet et deux visiteurs apostoliques (enquêteurs) du Vatican pour le renvoi d’une religieuse, « sans motif » d’après elle.

L’association syndicale de la communauté des dominicaines du Saint-Esprit devra verser 33 622 euros à mère Marie Ferréol, née Sabine Baudin de la Valette, au titre du devoir de secours. La chambre civile a condamné également cette communauté religieuse à verser – solidairement avec le cardinal canadien Marc Ouellet, et les visiteurs apostoliques du Vatican Jean-Charles Nault et Emmanuelle Desjobert – à son ancienne pensionnaire 182 400 euros au titre de son préjudice matériel, et 10 000 euros, au titre de son préjudice moral.

Mère Marie Ferréol, 57 ans, a été renvoyée en octobre 2020 de sa communauté située à Berné, près de Lorient, après une visite du cardinal canadien Marc Ouellet. Une « exclaustration » sans motif, imposée en pleine nuit, alors qu’elle vivait depuis trente-quatre ans de au sein de sa communauté. Elle était depuis sans ressources.

Dénonciation de « dérives et faits graves »

Lors du procès, le 4 octobre 2023, la « manipulation des personnes, les propos destructeurs et critiques, les atteintes récurrentes à la vérité, l’esprit de querelle, les critiques systématiques » avaient été les seuls griefs formulés à l’encontre de la religieuse, rappelés par la présidente de la première chambre civile, Armelle Picard. La magistrate s’était étonnée de ne pas avoir accès au dossier d’accusation du Vatican. Me Bertrand Ollivier, avocat des deux « visiteurs apostoliques », venus enquêter dans la communauté, avait répliqué qu’« il n’y a[vait] pas droit d’accès au dossier en matière canonique ».

La religieuse vivait sans histoire depuis 1987 dans cette communauté proche des mouvements traditionalistes catholiques. Mais à partir de 2011 les choses se seraient envenimées, quand mère Marie Ferréol avait dénoncé « des dérives et faits graves », avait plaidé son avocate, Me Adeline Le Gouvello. « La reconnaissance de son préjudice matériel et moral, indispensable, ne constitue qu’un premier pas vers l’objectif primordial : l’aveu d’injustice, la réhabilitation morale et le retour dans une communauté religieuse », avait écrit Me Le Gouvello dans un communiqué.

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Le cardinal Marc Ouellet, qui était préfet du dicastère pour les évêques au Vatican à l’époque des faits, a démissionné de cette haute fonction en janvier, officiellement « en raison de la limite d’âge ». Il a été accusé d’agression sexuelle au Québec.

Le Monde avec AFP

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