Home World en Caroline du Nord, les électeurs confirment l’inexorable emprise de Donald Trump sur le Parti républicain

en Caroline du Nord, les électeurs confirment l’inexorable emprise de Donald Trump sur le Parti républicain

en Caroline du Nord, les électeurs confirment l’inexorable emprise de Donald Trump sur le Parti républicain

[ad_1]

Mark Robinson, qui a remporté l’investiture républicaine pour la campagne de gouverneur de Caroline du Nord, lors de la soirée électorale du Super Tuesday, à Greensboro, le 5 mars 2024.

En Caroline du Nord, les républicains ont deux champions : Donald Trump et l’une de ses répliques, Mark Robinson. Cet Afro-Américain de 55 ans a gagné haut la main l’investiture républicaine pour la campagne de gouverneur, lors du Super Tuesday – des primaires qui ont eu lieu dans quinze Etats et un territoire –, mardi 5 mars. En meeting, Donald Trump n’a pas hésité à le qualifier de « Martin Luther King sous stéroïdes ».

C’est surtout pour ses outrances sous stéroïdes que cet homme s’est fait connaître. Comme le rappelle le New York Times, Mark Robinson a qualifié l’homosexualité de « saleté » et le mouvement pour les droits des transgenres de « démoniaque ». Il est préoccupé par le diable, dont il a vu la main dans le film Black Panther, qui a été « créé par un juif agnostique et filmé par un marxiste satanique ». « Anti-gay ? Anti-science ? Antisémite ? Présentez-vous au poste de gouverneur de Caroline du Nord ! », s’afflige une tribune du New York Times.

Et pourtant, Mark Robinson plaît aux républicains de l’Etat. « C’est un bon chrétien et il partage beaucoup de mes valeurs : il est pro-life [opposé au droit à l’avortement] et pour la liberté d’expression », salue Larry Jennings, un homme blanc de 70 ans, qui a travaillé pendant quarante-trois ans pour la firme de tracteurs John Deere et tient un bureau de vote dans un quartier cossu de Raleigh, la capitale.

« Le soutien de la base est très fort. Ils aiment quelqu’un qui parle sans filtre, comme eux, et ils sont tombés amoureux de Robinson lorsqu’il a défendu dans un discours la liberté individuelle et s’est opposé à l’intrusion dans la vie personnelle », décrypte Steve Bergstrom, pilote de ligne et patron du Parti républicain dans le comté de Raleigh. Ce discours, c’est une prise de parole en faveur de la défense des armes, en 2018, après la tuerie dans un lycée de Floride, qui devient virale sur les réseaux sociaux. Le lobby des armes alors tout puissant – la National Rifle Association –, le repère ; il devient en 2020 lieutenant-gouverneur – un poste de second plan – de Caroline du Nord.

Depuis, le Parti républicain vante la belle histoire d’un Afro-Américain, neuvième enfant d’une fratrie de dix, élevé dans l’alcool et la violence, faisant faillite mais qui s’en est sorti. Le républicain modéré Dale Folwell, adversaire malheureux à la primaire contre Mark Robinson, n’est pas dupe : « Il est le dernier exemple de l’histoire de quelqu’un qui essaye d’accéder au pouvoir par la haine », s’affligeait récemment M. Folwell dans le Washington Post.

Il vous reste 71.78% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

[ad_2]

Source link

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here