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des mesures en deçà des attentes, selon les syndicats

des mesures en deçà des attentes, selon les syndicats

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Au lycée George-Sand, à Domont (Val-d’Oise), le 2 novembre 2020.

Après plusieurs semaines de fortes tensions marquées par des alertes à la bombe sur les intranets des lycées et la démission d’un proviseur menacé de mort au lycée Maurice-Ravel à Paris, l’éducation nationale tente de rassurer la communauté éducative. A la veille d’une réunion qui doit rassembler les recteurs d’académie, les préfets et les procureurs jeudi 4 avril, les organisations syndicales étaient conviées la veille au soir à une présentation des mesures qui doivent être annoncées.

Le dossier de presse qui leur a été présenté, que Le Monde a pu consulter, révèle peu de nouveautés : il confirme la création d’une équipe mobile de sécurité nationale, annoncée par la ministre, Nicole Belloubet, vendredi 29 mars. Celle-ci est composée d’une vingtaine d’agents – proviseur, psychologues, inspecteurs – qui pourront être dépêchés dans les quarante-huit heures en cas de « crise aiguë ». L’autre invention réside dans la création d’un « réseau d’appui éducatif », soit déployer des assistants d’éducation (AED) pour aider à la sécurisation des écoles et établissements. Une mesure que, selon nos informations, les syndicats ont beaucoup discutée mercredi soir.

L’idée de proposer aux AED d’aider à « apaiser le climat scolaire » (selon la version du dossier de presse que nous avons consulté) dans et autour des établissements a fait réagir car « il s’agit d’un dévoiement de [leur] mission », explique Sophie Vénétitay, du SNES-FSU. « Sur ce point-là, nous étions tous un peu interloqués », renchérit Catherine Nave-Bekhti, du SGEN-CFDT, car « cela ne correspond pas au cadre d’intervention habituel des AED ».

En réalité, il pourrait surtout s’agir de déployer des équipes d’AED « volantes » aux abords des écoles primaires, selon Elisabeth Allain-Moreno, du SE-UNSA, puisque les collèges et les lycées disposent déjà de leurs propres équipes d’AED affectées. « Cela reste du saupoudrage, juge la syndicaliste. C’est une mesure pour rassurer, et du reste, sur le fond, un AED n’est pas censé être un agent de sécurité. »

Une autre nouveauté consiste à créer un service de sécurité dans les rectorats, pour mieux coordonner les différents acteurs. Une « mise en cohérence » des dispositifs existants qui, si elle est bienvenue, doit se traduire concrètement, par « de l’efficacité et de la réactivité sur le terrain », juge Sophie Vénétitay.

« Nébuleux et pas suffisant »

Le dossier présenté aux organisations syndicales rappelle également l’ensemble des mesures déjà déployées pour prendre en compte les menaces sur la sécurité, y compris le harcèlement scolaire, contre lequel des postes de référents ont déjà été créés. « Il n’y a pas grand-chose de neuf, concède Catherine Nave-Bekhti, mais nous avons apprécié d’avoir eu une discussion riche, sur laquelle nous avons senti le ministère mobilisé. »

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