Bernard Perrut, ex-député LR, condamné à un an de prison avec sursis pour détournement de frais de mandat

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Bernard Perrut lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, à Paris le 9 juin 2015.

Figure politique du Beaujolais, l’ex-député Bernard Perrut (Les Républicains, LR), a été condamné, lundi 13 mai à Paris, à un an de prison avec sursis. Le tribunal l’a jugé coupable de détournement de fonds publics par utilisation abusive de son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM), pour un montant d’environ 87 500 euros, et de manquements à ses obligations déclaratives vis-à-vis de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), concernant notamment la valeur de son patrimoine et de contrats d’assurance-vie.

Le tribunal correctionnel de Paris l’a également condamné à une amende de 60 000 euros, ainsi qu’à une peine d’inéligibilité de cinq ans. Il a toutefois fait savoir que M. Perrut, qui est toujours conseiller régional LR en Auvergne-Rhône-Alpes, n’avait pas pour obligation de quitter son mandat en cours.

Lors du procès, en février, le représentant du parquet national financier (PNF) avait requis quatre mois d’emprisonnement avec sursis, 80 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité contre l’élu de 67 ans.

Agissements à « caractère volontaire »

Alors que M. Perrut avait affirmé lors de l’audience être « un petit peu brouillon » et avoir agi par « facilité » pour gérer ses frais, le tribunal a estimé que ces manquements avaient un « caractère volontaire ».

Entre 2018 et 2019, la HATVP a transmis au PNF une quinzaine de signalements relatifs à l’utilisation par plusieurs parlementaires, de tous bords, de leur IRFM. D’un montant de 5 840 euros brut mensuels, celle-ci « visait à faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat [qui n’étaient pas] directement prises en charge ou remboursées par l’Assemblée ».

Parmi ces signalements figure celui qui concerne Bernard Perrut, qui fut député de la 9circonscription du Rhône de 1997 à 2022 et maire de Villefranche-sur-Saône entre 2008 et 2017. Les faits pour lesquels il a été condamné ont été commis entre mars 2015 et juin 2017, avant, donc, le remplacement de l’IRFM par l’avance de frais de mandat (AFM), en janvier 2018.

Le Monde avec AFP

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