Vox capitalise sur la colère agricole en Aragon

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Santiago Abascal, président de Vox, et Alejandro Nolasco, candidat de Vox à la présidence de l’Aragon, à Teruel (Espagne), le 12 janvier 2026.

Le vent glacial qui balaie la place centrale de Calatayud, en Aragon, dans le nord-est de l’Espagne, n’a pas refroidi l’enthousiasme du petit millier de personnes rassemblées, samedi 24 janvier, pour assister à un meeting de Vox. En campagne pour les élections régionales du 8 février, la formation d’extrême droite espère confirmer la dynamique enregistrée lors du dernier scrutin régional en Estrémadure, en décembre 2025, où elle avait recueilli 16,9 % des voix, six points de plus qu’en 2023. Les sondages laissent entrevoir une progression comparable.

Dans le public, de nombreux agriculteurs. Si l’Aragon est une région à la pointe en matière de logistique – Saragosse, sa capitale, est devenue la première plateforme d’Europe –, le secteur primaire y conserve un poids significatif (6,8 % du PIB régional). Calatayud, ville de 20 000 habitants, est historiquement liée à l’arboriculture fruitière et à la vigne. Lorsque le candidat local de Vox, Alejandro Nolasco, lance à la tribune : « Vous trouvez normal de manger des poires d’Afrique du Sud ou des oranges d’Egypte ? », avant de dénoncer les importations liées au Mercosur, l’accord commercial entre l’Union européenne (UE) et des pays d’Amérique du Sud, « qui ne respectent pas les règles phytosanitaires imposées à nos agriculteurs », les applaudissements fusent.

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