Vivre de façon contrainte chez un tiers, un phénomène qui progresse, selon la Fondation pour le logement

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Des immeubles dans le 15e arrondissement de Marseille, le 19 janvier 2026.

Morgane (il s’agit d’un prénom d’emprunt), Parisienne de 60 ans, a un emploi de commerciale qui lui rapporte en moyenne 2 800 euros par mois, mais elle n’a plus de « chez-elle ». « J’ai été expulsée le 5 octobre : je ne figurais pas sur le bail et mon ex-mari avait cessé de payer le loyer sans me prévenir, alors que nous avions convenu que ce paiement remplaçait la pension alimentaire », retrace cette mère de deux enfants désormais majeurs, assise dans un café du 19e arrondissement. Elle a jeté et donné beaucoup d’affaires et paie 300 euros par mois pour conserver le reste de ses biens dans un box, en lointaine banlieue, en attendant de trouver un nouvel appartement. Hormis une nuit d’hôtel de temps en temps, pour « souffler », elle passe ses nuits sur des canapés, chez une cousine et chez deux amies qui se relaient afin de lui offrir un toit.

La situation de Morgane relève de « l’hébergement contraint chez des tiers », un phénomène tout à la fois « massif », « en pleine croissance » et largement « invisible », selon la Fondation pour le logement (ex-Fondation Abbé-Pierre), qui y consacre une partie de son 31e rapport annuel, publié mardi 3 février.

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