une fillette de 5 ans tuée, le suspect de 15 ans était déjà poursuivi pour viol

58

Un adolescent connu de la justice pour des faits de viol a été placé en garde à vue, mardi, à la suite du meurtre d’une enfant de 5 ans retrouvée dans un sac plastique à l’intérieur d’un appartement de Rambervillers, dans les Vosges. Un « drame épouvantable », estime la première ministre, Elisabeth Borne, jeudi 27 avril.

Les parents de l’enfant avaient signalé mardi vers 15 h 10 la disparition de la petite fille depuis 14 heures « alors qu’elle jouait sur un square à proximité du domicile familial » a expliqué le procureur d’Epinal dans un communiqué. « Peu de temps après ce signalement, un jeune homme âgé de 15 ans prenait attache avec les policiers et leur indiquait être en présence de la fillette », a-t-il poursuivi.

« Les gendarmes sollicités se transportaient au domicile du jeune homme. Ils découvraient le corps sans vie de la fillette dans un sac plastique. Le mis en cause était aussitôt interpellé et placé en garde à vue du chef de meurtre sur un mineur de 15 ans. »

Sorti en février de centre éducatif fermé

Le jeune homme de 15 ans avait été mis en examen « des chefs de séquestration sans libération volontaire, viol et agression sexuelle sur mineur de 15 ans, pour des faits commis en février 2022 », a rapporté le procureur Frédéric Nahon dans un communiqué.

Le suspect avait fait l’objet d’un placement en centre éducatif fermé pendant près d’un an jusqu’en février 2023. A sa sortie, il est retourné à son domicile familial « avec un suivi par la protection judiciaire de la jeunesse », a souligné le procureur. « Une expertise psychiatrique précédemment ordonnée concluait à l’absence de troubles mentaux », a-t-il ajouté.

Elisabeth Borne a dit « toute [sa] compassion aux proches de cette jeune victime ». « En fonction de l’enquête il faudra en tirer toutes les conséquences », car « c’est une affaire absolument dramatique et il faut que la justice aille jusqu’au bout », a affirmé sur France 2 la première ministre à propos de cette affaire. Elle n’a toutefois pas souhaité commenter davantage ce drame, rappelant que « le procureur doit s’exprimer ».

Le Monde avec AFP

Source link