
La plateforme de vente en ligne américaine eBay est visée par une enquête après avoir été signalée par le gouvernement pour la vente de produits illégaux, soit la cinquième procédure de ce type après celles visant Shein, AliExpress, Temu et Wish, a fait savoir le parquet de Paris à l’Agence France-Presse (AFP), mardi 25 novembre.
A la mi-novembre, après l’éclosion du scandale autour de Shein, le ministre du commerce, Serge Papin, avait annoncé de nouveaux signalements de plateformes de vente en ligne à la justice, dont cinq (AliExpress, Joom, eBay, Temu, Wish) pour la vente de produits illégaux.
S’agissant d’eBay, le ministre avait déclaré qu’il avait été détecté, comme sur Wish, Temu et AliExpress, des ventes d’« armes de catégorie A, comme des poings américains et des machettes ». Sollicité par l’AFP, le parquet a précisé mardi qu’une cinquième enquête avait été ouverte, concernant le site de vente en ligne américain.
Interrogé à la mi-novembre par l’AFP, eBay avait assuré continuer « à œuvrer sans relâche pour empêcher la vente d’objets interdits sur sa plateforme » et « coopérer » avec « les autorités de régulation françaises sur ce sujet ».
Surveillance accrue des plateformes en ligne
Le scandale avait éclaté au début de novembre après que la DGCCRF avait annoncé avoir signalé à la justice la commercialisation de poupées sexuelles à caractère pédopornographique par le géant de l’e-commerce asiatique Shein. Au début de novembre, le parquet de Paris avait annoncé avoir confié quatre enquêtes à l’Office des mineurs, sur quatre plateformes (Shein, AliExpress, Temu et Wish).
Dans le viseur du gouvernement, la plateforme Shein est convoquée mercredi matin devant le tribunal judiciaire de Paris, qui devra statuer sur la suspension du site en France après la découverte de la vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine et d’armes de catégorie A. Les dirigeants de Shein, eux, sont convoqués le 2 décembre devant la commission du développement durable de l’Assemblée nationale.
La multiplication des enquêtes et des signalements illustre la volonté des autorités françaises de renforcer la surveillance des plateformes de vente en ligne. Les infractions relevées, allant de la vente d’armes interdites à la commercialisation de produits à caractère pédopornographique, soulignent l’ampleur des défis auxquels sont confrontés les régulateurs. Les plateformes concernées, dont eBay, affirment coopérer avec les autorités, mais la pression judiciaire et politique s’intensifie.
Cette série d’affaires met en lumière la nécessité d’un encadrement plus strict du commerce en ligne, alors que les consommateurs français sont de plus en plus nombreux à recourir à ces sites pour leurs achats. Les prochaines semaines seront décisives pour l’avenir de ces plateformes sur le marché français, en fonction des décisions de justice à venir et des réponses apportées par les entreprises mises en cause.



















