un mort et plusieurs blessés lors de bombardements israéliens dans le sud du pays

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Les forces espagnoles de la Finul inspectent des habitations après que l’armée israélienne les aurait fait exploser à l’aube, dans la banlieue de la ville d’Al-Khiam, dans le sud du Liban, samedi 31 janvier 2026.

Des bombardements israéliens dans le sud du Liban ont causé la mort d’une personne, dimanche 1er février, à Abba, dans la région de Nabatiyé, a annoncé le ministère de la santé libanais, qui a également fait état de six personnes blessées lors de cette frappe, parmi lesquelles deux enfants.

Selon l’Agence nationale de l’information (NNA), le bombardement a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid.

De son côté, l’armée israélienne a déclaré avoir ciblé un membre du mouvement islamiste libanais Hezbollah près d’Abba « en réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah ».

Israël mène régulièrement des frappes au Liban malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d’un an d’hostilités, dont deux mois de guerre ouverte avec le mouvement pro-iranien. L’armée israélienne affirme viser principalement des membres du Hezbollah ou ses infrastructures, et maintient des troupes dans cinq zones frontalières du sud du Liban.

Des tracts d’avertissement

Plus tôt dimanche, le ministère de la santé libanais avait fait état d’une frappe dans la région de Saïda, loin de la frontière israélienne, qui a blessé une personne. D’après la NNA, elle visait un bulldozer « alors qu’il s’efforçait de déblayer les décombres » du site d’une précédente frappe israélienne.

L’armée israélienne a, elle, dit avoir visé « plusieurs véhicules d’ingénierie du Hezbollah » utilisés « pour rétablir des sites d’infrastructure terroriste dans la région », précisant toutefois qu’ils se trouvaient dans une autre zone du sud du Liban que celle mentionnée par le ministère.

Toujours dimanche, la NNA a rapporté que l’armée israélienne avait largué des tracts visant à intimider les habitants de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, près de la frontière. Elle a publié une photographie de l’un de ces tracts, avertissant les habitants que des membres du Hezbollah utilisaient un hôpital de la ville.

Dans un communiqué, le ministère de la santé a condamné « avec la plus grande fermeté les menaces contre les hôpitaux du sud, et les considère comme une attaque grave et une violation flagrante des lois et conventions internationales ».

L’hôpital Salah Ghandour de Bint Jbeil, géré par le Comité islamique de santé, affilié au Hezbollah, a indiqué dans un communiqué que les tracts contenaient « une menace claire contre l’hôpital, fondée sur des prétextes fallacieux dépourvus de tout fondement », et a rejeté ce qu’il a décrit comme des tentatives de ternir l’image de l’établissement. L’enceinte de l’hôpital Salah Ghandour et ses abords ont été frappés en 2024 lors des hostilités avec le Hezbollah.

Sous forte pression américaine et par crainte d’une intensification des frappes israéliennes, le Liban s’était engagé, comme prévu par l’accord de cessez-le-feu, à désarmer le Hezbollah et à démanteler d’ici la fin de l’année 2025 ses structures militaires entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Israël a mis en doute l’efficacité de l’armée libanaise dans ce processus et accusé le Hezbollah de se réarmer, tandis que le mouvement chiite a rejeté les appels à abandonner ses armes. Plus de 360 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l’Agence France-Presse basé sur les statistiques du ministère de la santé libanais.

Le Monde avec AFP



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