Un journaliste japonais incarcéré à la prison iranienne d’Evin

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L’entrée de la prison d’Evin à Téhéran, le 17 octobre 2022.

L’arrestation en Iran d’un journaliste japonais suscite l’incompréhension à Tokyo. En conférence de presse mercredi 25 février, le porte-parole adjoint du gouvernement nippon, Masanao Ozaki, a reconnu qu’un « ressortissant japonais » – qu’il n’a pas nommé – se trouvait en prison à Téhéran depuis janvier. M. Ozaki a appelé à sa « libération rapide ». Tokyo est « en contact entre autres avec la personne concernée et sa famille, et leur apporte tout le soutien nécessaire ».

La détention du journaliste a été révélée le 24 février par Radio Free Asia (RFA). D’après ce média, il s’agit de Shinnosuke Kawashima, chef du bureau de Téhéran pour la chaîne publique NHK. Il a été interpellé le 20 janvier, puis transféré, le 23 février, à la prison d’Evin, de sinistre réputation. Toujours selon RFA, le quadragénaire, ancien correspondant à Djakarata, est détenu au quartier 7, réservé aux prisonniers politiques. Iran International, chaîne de télévision émettant en farsi et basée à Londres, a également fait état du transfert à Evin de M. Kawashima.

Aucun motif n’a été fourni sur les raisons de son arrestation mais le quotidien Yomiuri fait le lien avec « ses reportages sur les manifestations antigouvernementales », notamment dans un programme diffusé le 14 janvier consacré à la situation en Iran. « La diffusion d’informations sur le mouvement de protestation révèle l’instabilité du régime. Cela a pu susciter la défiance des autorités », analyse, dans le quotidien Asahi, Aiko Nishikida, spécialiste du Moyen-Orient à l’université Keio.

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