un « cercle vertueux » pour attirer les meilleurs

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Dans le brouhaha du restaurant universitaire de l’université Toulouse-Jean-Jaurès, Lucas Levy, 19 ans, entame sa part de tarte au chocolat en exposant son projet de vie. L’étudiant volubile est en deuxième année de licence d’histoire bilingue français-anglais. En 2027, il compte partir en Pennsylvanie, aux Etats-Unis, pour un échange d’une année pendant lequel il pourra s’initier à la recherche. Le jeune homme, originaire de Saint-Thomas (Haute-Garonne), se voit bien enseignant-chercheur en histoire du continent américain – et pourquoi pas tenter un doctorat aux Etats-Unis ?

Ces projections très internationales lui sont permises par sa licence atypique, où tous les cours d’histoire sont enseignés soit en anglais, soit en espagnol. Créées en 2012 par des professeurs motivés du département d’histoire, pour la plupart français, mais tous passés par des universités étrangères, ces licences bilingues incluent aussi une troisième année obligatoire à l’étranger, dans l’une des 50 universités partenaires du programme.

« Ces formations nous permettent d’attirer d’excellents étudiants, qui choisissent l’université au lieu de la classe prépa, en raison de cet apprentissage bilingue et du départ en mobilité en troisième année », expose Claire Judde de Larivière, professeure d’histoire du Moyen Age en anglais et membre de l’équipe fondatrice de la licence. De fait, les élèves installés autour de la longue table de cantine viennent de toute la France, à l’inverse de ceux de la licence d’histoire classique, principalement originaires de l’académie de Toulouse.

« Une sélection importante »

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