Thierry Breton se voit en homme providentiel pour l’Europe

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LETTRE DE BRUXELLES

L’ancien commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton, à l’Elysée, à Paris, le 14 octobre 2024.

Thierry Breton croit en son destin et il le fait savoir à ceux qui en douteraient. Il suffit d’écouter ses déclarations publiques pour comprendre que l’ex-commissaire européen au marché intérieur (2019-2024) s’imagine jouer un rôle de tout premier ordre, en France ou en Europe, et ce, dans un avenir proche. Plus précisément en 2027, quand les Français éliront un nouveau président et lorsque, à Bruxelles, veut-il croire, les choses pourraient bouger à la tête des institutions communautaires.

« J’ai l’expérience des redressements dans des situations impossibles. Ça a été ma vie », a ainsi affirmé M. Breton sur France Inter, le 25 janvier. Cette fois, c’est l’Union européenne (UE) et, avec elle, la France qu’il faut sauver. Entre les visées expansionnistes de la Russie de Vladimir Poutine, l’offensive commerciale de la Chine de Xi Jinping et la guerre idéologique que mènent les Etats-Unis de Donald Trump contre la construction communautaire, « le danger est existentiel », répète-t-il au Monde.

Avec « [son] équipe », à propos de laquelle il refuse d’en dire plus, il travaille à un « projet providentiel », explique-t-il, afin de sortir l’Europe de ses dix plus importantes dépendances. En moins de cinq ans, assure-t-il, l’Union peut « retrouver sa souveraineté » dans des secteurs aussi stratégiques que l’énergie, la santé, le numérique, les matières premières critiques ou encore les moyens de paiement.

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