suspendu pour des propos antisémites, Bernard Bazinet retrouve son fauteuil de maire et veut rempiler

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Bernard Bazinet, maire d’Augignac (Dordogne), le 10 décembre 2025.

« Le conseil municipal vous informe qu’il n’y aura pas de cérémonie de vœux cette nouvelle année pour des raisons exceptionnelles », indiquait le 21 janvier la page Facebook de la mairie d’Augignac, commune de Dordogne de 825 habitants. Et pour cause : élu pour la première fois en 2020, son maire (ex-socialiste) Bernard Bazinet était suspendu pour avoir tenu des propos antisémites.

L’élu pourra toutefois rapidement présenter ses vœux à ses administrés puisqu’il retrouvera son fauteuil de maire ce mardi 3 février, sa suspension ayant été prononcée pour une durée d’un mois, la durée maximale prévue par les textes. Par un arrêté publié le 1er janvier au Journal officiel, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, avait effectivement décidé de suspendre l’édile considérant qu’il « n’avait plus l’autorité morale nécessaire pour exercer ses fonctions de maire ».

Rare, cette sanction était consécutive à un commentaire publié le 4 décembre 2025 par Bernard Bazinet sous un post Facebook de Libération portant sur la participation d’Israël à l’édition 2026 de l’Eurovision, menacée de boycott par plusieurs pays. « Oui au boycott ! La France est trop youpine pour boycotter », avait-il écrit, en laissant supposer une influence de la communauté juive dans la décision de la France de maintenir sa participation au concours musical. Des propos qui lui ont donc valu une sanction de la part du ministère de l’intérieur ainsi qu’une exclusion du Parti socialiste (PS) dont il était membre. « Il a utilisé des termes inacceptables issus des pires extrêmes, a déclaré le PS. L’antisémitisme est un mal odieux. Aucune tolérance, aucune explication n’est entendable. »

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