Sur Parcoursup, des candidats en quête d’une seconde chance

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C’est la carte de la seconde chance : sur Parcoursup, à la date du vendredi 28 juin, plus de 16 000 formations partout en France proposaient des places à destination des candidats à l’entrée dans l’enseignement supérieur toujours en recherche d’une affectation pour la rentrée ; 84 % des 850 000 candidats avaient reçu au moins une proposition sur la plate-forme et 0,67 % d’entre eux avait quitté la procédure.

Cette seconde phase d’admission, appelée « complémentaire », a débuté le 11 juin et s’achèvera le 12 septembre. Un BTS hôtellerie à Soissons, dans l’Aisne, ou production à Pamiers, en Ariège, une licence de langues à Tours ou à la Catho de Lille, une licence de mathématiques avec accès santé à Rennes… l’offre, notamment en apprentissage, est des plus vastes après les désistements successifs de centaines de candidats qui ont libéré des places.

La plate-forme traite en priorité le cas de ceux qui n’ont pas reçu de proposition d’admission ou dont tous les vœux sont en attente. Comme Julie (les personnes citées n’ont pas souhaité donner leurs noms), scolarisée dans l’Essonne, qui avait fait une dizaine de vœux dans des BTS de biologie médicale et a été refusée partout. « La phase complémentaire, c’est parce que je n’ai pas eu d’autre choix », acte-t-elle. Faute de trouver une place dans des formations qui l’intéressent, la future étudiante postule désormais dans des licences de langues, d’histoire et de lettres. « Il s’agissait des seules facultés où il restait encore de la place », déplore celle qui envisage d’ores et déjà de se réorienter, peut-être en biologie, au second semestre.

Le temps de la réflexion

En 2023, 79 000 candidats (sur un total de 917 000) avaient obtenu une réponse positive lors de la phase complémentaire. Les promotions d’étudiants en première année de licence étaient ainsi constituées d’une moyenne de 5,8 % de bacheliers issus de cette voie de la seconde chance. En études de santé, ils étaient 4,8 % en licence avec accès santé et 1 % en parcours accès spécifique santé. Dans les écoles de commerce postbac, ils étaient 3,1 % et en BTS 4,2 %.

Avoir ses candidatures refusées ou encore en attente n’est pas le seul facteur qui détermine le choix de retenter sa chance. « Au-delà de ceux qui n’ont pas obtenu les vœux souhaités en phase principale, il y a aussi les candidats dont le projet évolue parce qu’ils ont découvert l’existence d’une autre formation ou encore ceux qui auront des problèmes de mobilité et revoient leurs plans », détaille Claire Platel, conseillère à l’Office national d’information sur les enseignements et les professions (Onisep). Le numéro vert dont elle a la charge enregistre quelque 3 500 appels par jour depuis le 11 juin.

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