Sur le plateau syrien du Golan, Israël emploie les mêmes outils de répression qu’en Cisjordanie

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Un groupe d’hommes du village syrien de Joubata Al-Khachab, bordant la zone démilitarisée, le 2 novembre 2025.

« Les Israéliens ? Ils sont à 800 mètres, non loin de la barrière », avertit un jeune qui surgit au guidon d’une Mobylette hors d’âge sur un chemin cabossé d’Al-Samadaniyah, un hameau posé à quelques kilomètres de la ligne Alpha, qui sépare la partie du Golan occupée par l’Etat hébreu du reste du territoire syrien.

Installée sur une petite route dont elle ferme l’accès, la barrière jaune est du même type que celles utilisées par l’armée israélienne dans les territoires palestiniens de Cisjordanie occupée. Elle a été mise en place le 31 octobre, séparant les habitants de leurs terres et coupant le chemin qu’ils utilisent quotidiennement pour leurs déplacements et leur travail. Elle bloque aussi toute communication entre Al-Hamidiyah, l’un des plus gros bourgs agricoles de la région, et Khan Arnabeh, le cœur économique et administratif du gouvernorat syrien de Kuneitra.

A Al-Hamidiyah, occupé par les forces de l’Etat hébreu et où des dizaines de familles ont été expulsées et leurs maisons détruites, ceux qui sont restés sont essentiellement ravitaillés par le Croissant-Rouge, au gré des ouvertures et fermetures des chemins d’accès. La militarisation croissante de la région, où l’armée israélienne a établi entre sept et huit bases permanentes, tranche avec les annonces imminentes d’un accord de sécurité entre Damas et Tel-Aviv, et plonge les habitants dans le désarroi.

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