
« Messieurs, je vous invite à vous taire. Le plan de la bataille a été tracé. Le commandant est désigné. C’est à lui de conduire l’action. » C’est par ces mots que Louis XV mettait un terme aux conciliabules de son état-major alors que la bataille de Fontenoy (1745) s’apprêtait à être engagée face aux armées coalisées contre lui. Si la France de 2025 n’est pas en guerre, les armées ont en revanche pour mission de se préparer au combat selon des scénarios établis par les responsables politiques. Les nombreuses réactions politiques, notamment à La France insoumise et au Rassemblement national, aux propos du général Mandon, mardi 18 novembre, sur le manque de « force d’âme » et le risque que le pays ne soit « pas prêt à accepter de perdre ses enfants, de souffrir économiquement », montrent que cette déclaration soulève des questions tant de forme que de fond.


















