
L’organisation syndicale Solidaires, mise en cause par le collectif identitaire Némésis après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, a dénoncé, mercredi 18 février, l’attaque de son local à Lyon survenue dans la nuit de samedi à dimanche, ainsi que des « intimidations » et des « menaces de mort ».
A Lyon, dans la nuit du 14 au 15 février, « un homme armé d’une barre de fer a frappé sur la porte, en verre, de l’union départementale (UD) de Solidaires du Rhône, pour tenter de la casser », a relaté auprès de l’Agence France-Presse (AFP) Aurélien Boudon, secrétaire national de Solidaires, précisant que le syndicat a déposé une plainte. « Des menaces de mort ont été émises à l’encontre de militantes et militants du mouvement social », affirme par ailleurs Solidaires dans un communiqué.
« Alice Cordier, porte-parole de Némésis, avait jeté en pâture le nom de notre organisation sur le plateau de CNews jeudi soir, l’associant à tort et sans aucune preuve aux violences qui ont causé la mort d’un militant d’extrême droite. Ces procédés nous désignent comme des cibles pour toute la fachosphère », déplorait l’UD Solidaires du Rhône dans un précédent communiqué.
« Un échec social collectif »
Selon Némésis, Quentin Deranque, 23 ans, a été agressé par des militants « antifascistes » alors qu’il était chargé d’assurer la sécurité de plusieurs de ses militantes, venues manifester contre une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan (La France insoumise, LFI). Onze personnes ont, pour l’heure, été arrêtées dans le cadre de l’enquête.
Solidaires estime que « tout semble indiquer que le groupe auquel appartenait Quentin Deranque s’était posté armé, masqué, habillé de noir aux abords d’une conférence organisée par des étudiants de l’IEP [institut d’études politiques] de Lyon avec le projet manifeste de procéder à des agressions violentes ».
La mort de ce « militant fasciste » est « un drame et un échec social collectif », juge l’organisation. En dépit des « intimidations qui visent à tenter de museler les forces du progrès social et l’antifascisme », Solidaires rappelle « qu’elle combat syndicalement l’extrême droite et ses idées » et « appelle à la vigilance partout face aux groupuscules fascistes ».
Dans un communiqué lundi, la Confédération générale du travail (CGT) avait apporté son soutien à Solidaires et appelé « les responsables politiques, le gouvernement et le président de la République à ne pas instrumentaliser ce drame ni à participer à la surenchère dans leurs prises de parole qui, au lieu d’appeler au calme, encouragent la montée d’un climat de haine et de violences ».




















