qui est Thomas Massie, l’un des élus qui a désanonymisé des personnes sans lien avec le criminel sexuel

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Thomas Massie, en février 2026.

Erreur sur quatre noms

Le lundi 9 février, Thomas Massie, représentant républicain du Kentucky, et Ro Khanna, élu démocrate de Californie, qui s’étaient battus pour contraindre l’administration Trump à diffuser les millions de documents liés aux enquêtes concernant le criminel sexuel Jeffrey Epstein, ont obtenu le droit de consulter les dossiers sans l’important caviardage imposé par le ministère américain de la justice. A l’issue de cette consultation, le duo a déclaré avoir identifié six personnalités impliquées, dont le milliardaire américain Leslie Wexner et Sultan Ahmed Bin Sulayem, ancien dirigeant de l’influente société portuaire de Dubai Port World. Sauf que les deux hommes sont allés un peu vite en besogne : selon une enquête du Monde, en collaboration avec The Guardian, Paper Trail Media et l’Organized Crime and Corruption Reporting Project, les quatre autres noms désanonymisés n’ont aucun lien avec Jeffrey Epstein, pas plus qu’ils ne sont « riches » ou « puissants ».

Trump ne lui dit pas merci

Thomas Massie s’est forgé depuis longtemps une image d’électron libre au sein de son propre camp. En janvier 2025, il refuse de voter pour le candidat à la présidence de la Chambre des représentants, le fervent trumpiste Mike Johnson ; six mois plus tard, il vote non à la « belle et grande loi budgétaire » de Donald Trump. Il s’oppose à sa décision unilatérale de frapper l’Iran, le 21 juin 2025 ; bis repetita, début janvier 2026, il est le seul républicain à critiquer le bien-fondé de l’intervention américaine au Venezuela. Pour lui, cet interventionnisme contredit les principes du mouvement Make America Great Again (MAGA). Quelques jours plus tard, sur son réseau Truth Social, Donald Trump condamne vertement sa position : « Il ne vote que CONTRE le parti républicain, rendant la vie très facile pour la gauche radicale. » Jeudi 8 janvier, grâce aux efforts de ce républicain anti-Trump, le Sénat a adopté une motion interdisant toute intervention militaire à l’étranger sans l’accord du Congrès.

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