Quatre questions à se poser avant de faire ses premiers pas dans les cryptomonnaies

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Auguste (ayant requis l’anonymat, son prénom a été changé) a 19 ans quand il entend parler des cryptomonnaies pour la première fois. Sur les conseils mal avisés d’un influenceur du Web, il souscrit un prêt étudiant de 50 000 euros pour acheter du bitcoin. En seulement quarante-cinq minutes, il perd 35 000 euros. Paniqué, le jeune homme est orienté en urgence vers un conseiller financier qui le convainc de vendre immédiatement. Il récupère seulement 17 000 euros…

Ces histoires malheureuses sont légion et témoignent des difficultés que rencontrent les néophytes tentés par les cryptoactifs alors que le Bitcoin a perdu la moitié de sa valeur depuis son record historique d’octobre 2025. Certains se demandent s’il faut profiter de cette chute pour se repositionner sur les cryptoactifs. Voici cinq questions qu’ils devraient se poser avant de se jeter à l’eau.

Quelle cryptomonnaie ?

Si les puristes des cryptos ne jurent que par le bitcoin, les novices peuvent être vite perdus face à l’offre pléthorique (près de 25 000 cryptoactifs étaient recensés en 2023 par la Banque de France). Il est conseillé aux débutants d’opter pour les plus grosses capitalisations – 1 381 milliards d’euros pour le bitcoin, 276 milliards pour ethereum, 155 milliards pour tether… – avant de tenter des actifs plus exotiques. Toutefois, « ceux qui veulent de la performance se dirigeront plutôt vers les monnaies autres que le bitcoin. Elles sont plus risquées, mais potentiellement plus rémunératrices », ajoute Alexandre Ortis, directeur du wealth management du Groupe Delubac.

Quelle part de son patrimoine ?

Cette question est sans doute celle qui revient le plus. « C’est très subjectif, répond Alexandre Ortis. Cela dépend notamment du patrimoine, de la récurrence des revenus et de l’horizon d’investissement, les cryptos étant déconseillées pour du court terme. » La fourchette donnée par les conseillers varie, mais s’étend généralement entre 2 % à 10 % de l’épargne totale.

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