pourquoi les femmes prennent moins de risques avec leur argent que les hommes

3682


En matière d’investissement, les femmes continuent de se montrer plus prudentes que les hommes, malgré de timides évolutions. D’après le dernier baromètre de l’Autorité des marchés financiers (AMF), moins d’un quart d’entre elles (24 %) déclarent investir par le biais d’un placement financier, tels un plan d’épargne en actions, un compte-titre, des cryptoactifs ou un véhicule de financement participatif. Le niveau est bas, loin derrière celui des hommes (45 %), mais s’inscrit néanmoins en très légère augmentation sur deux ans (23 % en 2024 et 21 % en 2023).

Si les ménages français sont connus pour leur aversion à l’égard des placements risqués, la recherche de sécurité est particulièrement marquée chez les femmes. Seules 34 % disent accepter une part de risque dans leurs investissements, alors que plus d’un homme sur deux (57 %) se dit prêt à tenter l’aventure.

Cet écart trouve plusieurs explications. Les femmes se déclarent moins confiantes en l’évolution de leur situation économique et financière que les hommes (28 % contre 39 %). La différence n’est pas énorme, mais se combine à « des revenus et des patrimoines financiers moins élevés », souligne l’AMF.

Malaise des salariées

ViveS, un média spécialisé dans les finances personnelles des femmes, a mené une enquête auprès de 2 000 personnes sur le sujet, qui apporte un éclairage sur la question de la rémunération. Au-delà du fossé hommes-femmes au niveau des salaires, son baromètre démontre le malaise des salariées quant à des situations qui leur permettraient de corriger le tir.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Pourquoi les femmes restent peu investies en Bourse

La part des femmes se disant à l’aise à l’idée de changer d’entreprise pour gagner davantage a drastiquement baissé en trois ans (64 % en 2023 contre 41 % en 2026), de même que celle des femmes se disant prêtes à négocier une promotion (62 % contre 41 %), à demander une augmentation (44 % contre 29 %) ou à négocier leur salaire pendant un entretien d’embauche (41 % contre 29 %).

Il vous reste 46.76% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Source link