Pour défendre le Groenland et le Danemark, une clause européenne d’assistance mutuelle très hypothétique

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Des soldats danois débarquent dans le port de Nuuk, au Groenland, le 18 janvier 2026.

La question passionne les juristes européens. Tandis que le président des Etats-Unis, Donald Trump, persévère dans sa volonté d’acquérir, par la force si nécessaire, le Groenland, territoire autonome de la couronne danoise, quel pourrait être le recours juridique, et pas seulement politique, du Danemark ?

Une clause « miroir » de l’article 5 du traité de l’OTAN

Théoriquement, en cas d’attaque, le royaume scandinave ne se poserait pas la question. Il activerait l’article 5 du traité de l’Organisation de l’Atlantique Nord (OTAN). En effet, cette clause d’assistance mutuelle permet d’obtenir le soutien de l’ensemble des 32 alliés, après délibération et vote à l’unanimité.

Cependant, si ce sont les Etats-Unis, principal « partenaire » de l’OTAN, qui envisagent de mettre la main sur une partie du territoire d’un autre allié, le recours à cet article paraît illusoire. D’ailleurs, tous les dirigeants européens l’ont rappelé au cours des dernières semaines. Une attaque lancée par les Etats-Unis contre le Danemark signifierait ipso facto la rupture du pacte fondamental qui sous-tend l’Alliance atlantique. L’OTAN pourrait ne pas y survivre.

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