
« C’est ainsi que nous demeurons libres » (Dasein oborona prysutnosti), d’Yaryna Chornohuz, traduit de l’ukrainien par Ella Yevtouchenko et Frédéric Martin, Le Tripode, 128 p., 16 €.
« Nous étions là » (Tut buly my), d’Artur Dron, traduit de l’ukrainien par Nikol Dziub, Bleu et jaune, 128 p., 18 €, numérique 12 €.
« Poèmes de la brèche » (Virshi z biinytsi), de Maksym Kryvtsov, traduit de l’ukrainien par Nikol Dziub, Bleu et jaune, 208 p., 22 €, numérique 13 €.
Maksym Kryvtsov a été tué au front le 7 janvier 2024. Il avait 33 ans. Actif pendant la révolution de Maïdan, en 2014, il s’était engagé la même année dans les forces armées ukrainiennes, alors que la Russie commençait à envahir le Donbass et annexait la Crimée. Il avait été démobilisé en 2019, puis s’était de nouveau engagé en 2022, au déclenchement de l’invasion à grande échelle, combattant notamment comme mitrailleur.
C’était aussi un des poètes les plus en vue d’Ukraine, dont la mort a suscité une intense émotion à travers le pays. Avant d’être enterré dans sa ville natale, Rivne, son corps avait été exposé sur la place de l’Indépendance – le Maïdan, au centre de Kiev. Un de ses amis, le musicien et soldat Iouri Iourtchenko, déclarait alors à l’AFP : « Maksym Kryvtsov était notre jeunesse, notre avenir. » D’autres évoquaient le souvenir de la « Renaissance fusillée », la génération d’écrivains et d’artistes ukrainiens assassinée par le pouvoir soviétique dans les années 1920-1930. Car Maksym Kryvtsov rejoignait une liste déjà longue. Plus de 100 écrivains ukrainiens ont été tués par l’agresseur russe depuis le 24 février 2022.
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