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Paris annonce avoir rapatrié 170 ressortissants français

Paris annonce avoir rapatrié 170 ressortissants français

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A Port-au-Prince, où les violences continuent, le 25 mars.

Alors qu’Haïti est toujours plongé dans le chaos, le ministère des affaires étrangères a annoncé mercredi 27 mars avoir affrété « plusieurs vols spéciaux » afin de rappatrier « plus de 170 ressortissants français ». Le Quai d’Orsai précise dans un communiqué avoir évacué « près de 70 ressortissants européens et ressortissants d’Etats tiers ».

Il s’agit de personnes « en situation de vulnérabilité » qui ont été transférées « à bord d’un bâtiment de la marine nationale qui les transportera aujourd’hui vers Fort-de-France [à la Martinique] », précise le ministère dans son texte.

Dimanche soir, le Quai d’Orsay avait annoncé la mise en place « de vols spéciaux » alors que la capitale d’Haïti est en proie à la violence des gangs et que les liaisons aériennes commerciales avec Port-au-Prince sont interrompues. Quelque 1 100 Français, dont un grand nombre de binationaux, vivent en Haïti, selon les chiffres du Quai d’Orsay.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en deux semaines, plus de 33 000 personnes ont fui la zone métropolitaine de Port-au-Prince, pour se mettre à l’abri des attaques. Elles se sont principalement dirigées vers les départements du Grand Sud, qui accueillent déjà 116 000 déplacés ayant fui les mois passés.

L’Organisation des Nations unies (ONU) s’est alarmée de la crise humanitaire : environ cinq millions de personnes, soit presque la moitié de la population, font face à des niveaux élevés « d’insécurité alimentaire aiguë ». « Une personne sur deux a désormais faim. La montée de la faim alimente la crise sécuritaire qui ravage le pays. Nous avons besoin de mesures urgentes maintenant », a notamment alerté vendredi Jean-Martin Bauer, directeur du Programme alimentaire mondial en Haïti.

Liaisons commerciales suspendues

Haïti, déjà victime d’une très grave crise politique et sécuritaire, est en proie à un regain de violences depuis le début du mois, plusieurs gangs ayant uni leurs forces pour attaquer des lieux stratégiques de Port-au-Prince. Le premier ministre, Ariel Henry, a accepté de démissionner le 11 mars. Depuis, des négociations sont en cours en vue de former des autorités de transition.

Le futur conseil présidentiel de transition, dont la mise sur pied a été décidée lors d’une réunion d’urgence en Jamaïque de plusieurs pays et organisations avec des représentants haïtiens, se fait attendre. Cet organe sera, entre autres, chargé de nommer un premier ministre intérimaire. Haïti reste pour l’heure sans président ni Parlement : le dernier chef de l’Etat, Jovenel Moïse, a été assassiné en 2021. Et le pays n’a connu aucune élection depuis 2016.

Le Monde avec AFP

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