
Le taux du Livret A passera à 1,50 % le 1er février, un niveau deux fois moins élevé qu’il y a un an. Les épargnants ont pris acte de cette baisse en retirant 2,12 milliards d’euros de leur Livret A en 2025.
Faut-il continuer à délaisser ce placement réglementé ? « Le Livret A demeure incontournable », explique au contraire Philippe Crevel, le directeur du Cercle de l’épargne. « Son rendement reste attractif par rapport aux autres livrets bancaires, le capital est garanti par l’Etat et il est totalement liquide », rappelle-t-il. Et avec une hausse des prix prévue de 1,30 % en 2026, le Livret A affiche un rendement réel (après inflation) positif. « Le gain est certes faible, mais souvenez-vous que les épargnants perdaient de l’argent entre 2021 et 2023, car l’inflation était supérieure au rendement du Livret A », ajoute Philippe Crevel.
Ce produit bénéficie d’un atout supplémentaire capable de mettre KO ses concurrents potentiels : les intérêts sont exonérés d’impôts et de prélèvements sociaux. Un argument d’autant plus fort que les autres placements de court terme, comme les livrets bancaires et les comptes à terme, subissent un alourdissement de leur régime fiscal depuis le 1er janvier : le prélèvement forfaitaire unique (PFU) s’élève désormais à 31,4 %, contre 30 % auparavant, en raison de la hausse des prélèvements sociaux, la contribution sociale généralisée (CSG) passant à 10,6 %.
« La bonne stratégie consiste donc toujours à alimenter en priorité son Livret A et son Livret de développement durable et solidaire [LDDS] avant de s’intéresser aux autres placements sans risque », explique Patrick Thiberge, président de Meilleurtaux.com. Il est possible de verser jusqu’à 22 950 euros sur un Livret A et 12 000 euros sur un LDDS, bénéficiant de la même rémunération et lui aussi exonéré d’impôt.
Pas de miracle
Certains particuliers ont cependant besoin de placer des sommes plus importantes. Ils peuvent alors se diriger vers les placements fiscalisés. Les livrets bancaires présentent l’avantage de ne pas être plafonnés, mais ils ne rapportaient que 0,75 % en moyenne en novembre 2025, d’après la Banque de France. Pour trouver mieux, il faut se tourner vers les banques et les plateformes d’épargne en ligne.
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