MSF annonce avoir perdu le contact avec 26 de ses employés

2609


Dans une clinique Médecins sans frontières de Bentiu (Soudan du Sud), le 24 juin 2024.

L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a annoncé, lundi 2 mars, avoir perdu le contact avec 26 de ses 291 employés présents au Soudan du Sud, dans l’Etat du Jonglei, situé dans le centre-est du pays. « [Nos collègues] travaillant à Lankien et Pieri sont toujours portés disparus suite aux récentes violences, et nous avons perdu tout contact avec eux en raison de l’insécurité persistante », a précisé l’association dans un communiqué.

Ces dernières semaines, les combats entre factions rivales se sont fortement intensifiés dans le centre-est du pays, théâtre d’importants affrontements entre l’armée loyale au président, Salva Kiir, au pouvoir depuis 2011, et des milices soutenant son opposant Riek Machar, placé en résidence surveillée depuis près d’un an et mis en examen pour « crimes contre l’humanité ».

MSF a suspendu ses services médicaux à Lankien, où un de ses centres avait été touché par une frappe aérienne gouvernementale, il y a trois semaines, mais aussi dans la ville de Pieri.

« Accès limité à la nourriture, à l’eau et aux services essentiels »

« Nombre de nos collaborateurs ont été contraints de fuir les violences avec leurs familles, précise l’association dans son communiqué. Plusieurs sont désormais déplacés et réfugiés dans des zones reculées, avec un accès limité à la nourriture, à l’eau et aux services essentiels. La perte de contact pourrait être liée à l’absence de connectivité. Nous sommes toutefois très préoccupés par le fait que certains de nos collègues puissent se trouver dans des situations très difficiles, qui les empêchent de communiquer avec nous », a-t-elle ajouté.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le Soudan du Sud, tiraillé entre les deux rivaux du conflit soudanais

Le Soudan du Sud, plus jeune Etat du monde, est en proie à la guerre et à une corruption massive depuis son indépendance, prise en 2011. L’ONU a déploré, dimanche, une attaque de « jeunes armés non identifiés » dans le comté d’Abiemnom, près de la frontière avec le Soudan, et s’est dite inquiète face à des « informations faisant état de dizaines de morts parmi les civils et des responsables locaux » lors de ces affrontements.

Le Monde avec AFP



Source link