Mort de Kim Yong-nam, ancien président du Parlement nord-coréen et chef de l’Etat officiel

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Le président de l’Assemblée populaire suprême, Kim Yong-nam, et le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, à Pyongyang, le 15 avril 2017.

Kim Yong-nam, ancien président du Parlement nord-coréen, qui a occupé pendant plus de vingt ans le poste honorifique de président de l’Assemblée populaire suprême, qui est sur le papier le chef de l’Etat, est mort à l’âge de 97 ans, ont annoncé mardi 4 novembre les médias d’Etat.

Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, s’est rendu devant le cercueil du défunt « pour exprimer ses sincères condoléances », a déclaré l’agence officielle KCNA. Une photo de KCNA le montre, entouré de hauts responsables, rendant hommage à Kim Yong-nam, devant le cercueil en verre transparent où il repose.

Selon KCNA, la cause du décès est une défaillance multiple d’organes.

Rôle symbolique

De 1998 à 2019, Kim Yong-nam a occupé le poste de président de l’Assemblée populaire suprême, une fonction très largement honorifique qui lui conférait un rôle symbolique de chef de l’Etat, le vrai pouvoir en Corée du Nord étant détenu par Kim Jong-un et les membres de sa famille les plus proches de lui.

En 2018, Kim Yong-nam a conduit une délégation nord-coréenne à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, en Corée du Sud, dont faisait partie la puissante sœur de Kim Jong-un, Kim Yo-jong.

Les médias sud-coréens avaient largement relayé une scène dans laquelle il cédait la place d’honneur à Kim Yo-jong lors d’une réunion avec des responsables sud-coréens, ce qui avait suscité des spéculations selon lesquelles de tels gestes l’auraient aidé à conserver ses fonctions pendant des décennies dans le contexte politique de Pyongyang, propice aux purges.

Le Monde avec AFP

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