mise en examen des deux hommes interpellés mercredi

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Deux hommes ont été mis en examen et placés en détention provisoire, a annoncé, vendredi 6 mars, le parquet de Lyon, dans le cadre de l’enquête portant sur la mort du militant d’extrême droite, Quentin Deranque. Le 12 février, le jeune homme de 23 ans avait été violemment frappé lors d’un affrontement entre militants d’ultradroite et d’ultragauche, en marge d’une conférence de l’eurodéputée « insoumise » Rima Hassan, à Sciences Po Lyon.

Agés de 22 et 26 ans, ils avaient été arrêtés mercredi matin dans la région lyonnaise et dans l’Aube, deux semaines après une première vague d’interpellations. « On pense désormais avoir tous ceux qui ont participé directement aux coups portés à Quentin Deranque », avait alors précisé une source policière à l’Agence France-Presse.

Les deux hommes, arrêtés sur commission rogatoire des trois juges d’instruction chargés d’une information judiciaire ouverte pour « meurtre, participation à une association de malfaiteurs et violences aggravées », ont été placés en détention provisoire, suivant les réquisitions du parquet.

Les 17 et 18 février, onze personnes avaient été interpellées dans plusieurs départements, dont sept étaient soupçonnées d’avoir participé aux violences contre Quentin Deranque. Six hommes ont été mis en examen pour « homicide volontaire », et un pour « complicité ». Ils sont actuellement tous les sept en détention provisoire.

Selon une source proche du dossier, ces jeunes, âgés de 20 à 26 ans, sont connus pour être soit « membre », soit « proches » de la Jeune Garde antifasciste, un mouvement d’ultragauche fondé en 2018 à Lyon par le député LFI Raphaël Arnault et dissous en juin. Deux étaient collaborateurs du parlementaire à l’Assemblée nationale.

Quentin Deranque, jeune militant identitaire, évoluait dans la galaxie des groupuscules de l’ultradroite lyonnaise. Le jour de sa mort, il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis, venues protester contre la présence de la députée Rima Hassan. Souffrant d’un grave traumatisme crânien à la suite des coups qui lui ont été portés, il est mort à l’hôpital, deux jours plus tard.

Le Monde avec AFP



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