« Mais pourquoi est-il si méchant ? », comment Donald Trump assume et abuse du vice ostentatoire

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La vidéo, générée par intelligence artificielle (IA) et republiée par Donald Trump sur son réseau Truth Social, le 5 février, est d’un racisme inouï, qui a sidéré jusque dans son propre camp. Elle dépeint Barack et Michelle Obama en singes hilares, et diverses figures du Parti démocrate en animaux de la savane s’inclinant devant l’actuel président américain, représenté en roi lion triomphant.

Trop, c’est trop ? Si les protestations fusent, les membres du Parti républicain ont pourtant eu bien d’autres occasions de rougir de la conduite de leur président, tant est longue la liste des transgressions morales auxquelles se livre l’ancien turbulent animateur de télévision. Pour ne citer que ses dernières frasques, d’une grossièreté à couper le souffle, celui-ci a récemment agoni une journaliste de CNN de remarques sexistes devant ses confrères ; sali la mémoire du producteur américain Rob Reiner dès l’annonce de sa mort ; humilié publiquement un chef d’Etat étranger – Emmanuel Macron – en raillant son accent ; déclaré « mériter » le prix Nobel de la paix, avant de l’accepter des mains de sa récipiendaire, l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado, lors d’une mise en scène grotesque.

Donald Trump, déjà condamné par le passé au civil (pour agression sexuelle) et au pénal (pour falsification de documents comptables), a aussi récemment montré le peu de cas qu’il faisait des normes politiques les plus sacrées de la démocratie américaine.

La conformité avec la Constitution ? Ignorée par l’imposition de droits de douane sans accord du Congrès au nom de l’urgence nationale – un geste dont l’illégalité a été actée par la Cour suprême le 20 février. Le principe de séparation des pouvoirs ? Allègrement outrepassé par l’enlèvement du président vénézuélien, Nicolas Maduro, le 3 janvier, et l’annonce de la prise du contrôle du pays et de ses ressources en hydrocarbures, menés là encore sans accord du Congrès, alors que celui-ci a la prérogative en matière de conflits armés à l’étranger. Le respect de la vie humaine et des droits fondamentaux des personnes résidant sur le territoire américain ? Balayé par la mort de deux citoyens de Minneapolis (Minnesota), Renee Good et Alex Pretti, tués au mois de janvier par des agents de l’ICE, et par celle de plus de 32 personnes détenues par la police de l’immigration en 2025.

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