
L’Iran et les Etats-Unis sont convenus de « poursuivre leurs négociations », a déclaré le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, à l’issue d’une première session de pourparlers à Oman, vendredi 6 février. « Dans une atmosphère très positive, nos idées ont été échangées et les points de vue de l’autre partie nous ont été présentés », a déclaré M. Araghtchi à la télévision d’Etat iranienne. « Les modalités et le calendrier » de la suite des discussions seront « décidés ultérieurement », a-t-il précisé ; « la marche à suivre dépendra de nos consultations avec nos capitales ».
L’Iran a par ailleurs dit espérer que les Etats-Unis éviteront toute « menace » pour que les pourparlers puissent continuer. Le périmètre même de ces discussions est source de tensions entre les deux pays, l’Iran affichant sa détermination à les circonscrire à son seul programme nucléaire malgré la menace d’une intervention militaire américaine susceptible d’ébranler l’ensemble du Moyen-Orient.
En fin de matinée, le gouvernement iranien avait annoncé sur X que les discussions étaient déjà entrées dans leur « deuxième phase ». « Les deux parties ont plus ou moins compris ce que chacune veut », avait par la suite commenté l’envoyé de la télévision d’Etat iranienne.
Ces pourparlers sont les premiers depuis les frappes sur des sites nucléaires iraniens menées en juin par les Etats-Unis lors de la « guerre de douze jours » déclenchée par une attaque israélienne contre l’Iran. Ils ont débuté alors que Donald Trump a déployé une force navale, qu’il a qualifiée d’« armada », dans la région, après la répression sanglante par le pouvoir iranien de la vaste mobilisation de début janvier.
Téhéran est « prêt à défendre la souveraineté et la sécurité nationale (…) contre toute exigence excessive ou toute tentative d’aventurisme » des Etats-Unis, avait averti M. Araghtchi, lors d’une rencontre préliminaire avec son homologue omanais, Badr Al-Busaidi. Ce dernier, qui a également reçu, séparément, l’émissaire du président américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, et le gendre de Donald Trump Jared Kushner, a qualifié les pourparlers de « cruciaux ».


















