
C’était un peu le procès des Jeux olympiques (JO) de Paris 2024, ou plutôt celui des pratiques troubles et frauduleuses du secteur du bâtiment mises au jour à l’occasion d’un des plus grands événements sportifs mondiaux. Dans la soirée du jeudi 19 février, au tribunal de justice de Bobigny (Seine-Saint-Denis), ont pris fin les trois semaines d’audiences au cours desquelles comparaissaient vingt et une personnes et trois sociétés poursuivies pour travail dissimulé et emploi d’étrangers sans titre sur le chantier du village olympique de Saint-Denis. Un ensemble de six bâtiments et de 350 logements pour héberger des athlètes du monde entier.
Ce marché de 60 millions d’euros avait été confié à l’une des « dix premières entreprises du secteur du BTP », GCC, qui, elle-même, a eu recours à des sociétés sous-traitantes. Au bout de cette chaîne sont apparus, à la faveur d’un contrôle mené sur site en mars 2022 par l’inspection du travail – elle avait été alertée par le syndicat CGT –, des travailleurs sans-papiers, maliens pour la plupart.
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