les paramilitaires des FSR revendiquent la prise de la localité d’Al-Tina à la frontière tchadienne

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Sur cette image tirée d’une vidéo diffusée par les Forces de soutien rapide (RSF), des combattants brandissent des fusils d’assaut à Khartoum, le 23 avril 2023.

Les paramilitaires soudanais ont revendiqué, samedi 21 février, la prise de la localité d’Al-Tina, à la frontière avec le Tchad, après s’être emparés en décembre de deux villes voisines.

Elle était auparavant tenue par les Forces conjointes, alliées de l’armée régulière, qui est engagée depuis avril 2023 dans une guerre contre les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

Les FSR affirment avoir « pris le contrôle total de la ville stratégique d’Al-Tina, dans l’Etat du Darfour-Nord », selon un communiqué publié sur leur chaîne Telegram accompagné d’une vidéo montrant des combattants célébrant cette avancée sous une banderole au nom de la ville.

L’armée n’avait pas réagi dans l’immédiat.

Le gouverneur du Darfour pro-armée, Minni Minnawi, a de son côté dénoncé un « comportement criminel répété qui incarne les pires formes d’exactions à l’encontre d’innocents ».

« Actes de génocide »

Les paramilitaires contrôlent la quasi-totalité de la vaste région du Darfour, dans l’ouest, depuis la prise fin octobre El-Facher, dernier bastion de l’armée.

Cette prise a été marquée, selon de nombreux rapports, par des massacres, viols et enlèvements. Jeudi, la mission indépendante d’établissement des faits de l’ONU sur le Soudan a fait état d’« actes de génocide ».

Les FSR ont mené depuis plusieurs attaques près de la frontière avec le Tchad, faisant deux morts dans les rangs de l’armée tchadienne fin décembre.

La guerre au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts et déraciné, dans ses heures les plus sombres, 14 millions de personnes, provoquant ce que l’ONU qualifie de « pire crise humanitaire au monde ».

Le Monde avec AFP



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