les marchés financiers « chamboulés » par une situation mouvante

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Les indices boursiers de Shanghaï, dans le quartier financier de Lujiazui, à Shanghaï (Chine), le 2 mars 2026.

Un rebond boursier en Europe, mercredi 4 mars, après deux séances de baisse, un mouvement inverse sur le pétrole et le gaz, une chute sans précédent, de plus de 12 %, de la Bourse de Séoul, une évolution en dents de scie pour l’or, une remontée des rendements des emprunts d’Etat : les dernières séances ont été chahutées sur les marchés financiers mondiaux, contraints de s’adapter en temps réel à l’évolution de la situation militaire et géopolitique au Moyen-Orient. Un contexte instable forcément déstabilisateur pour certains.

« Face à des risques susceptibles d’induire des biais émotionnels, explique Nicolas Forest, directeur des investissements de la société de gestion Candriam, il faut éviter le phénomène des “portes de saloon”, ces ventes paniques auxquelles succèdent des rebonds rapides. Il faut rester cohérent et éviter les allers-retours qui font perdre de l’argent. »

Pour une partie des investisseurs, le premier réflexe a consisté à vendre les actifs les plus risqués, actions en tête, pour favoriser les valeurs considérées comme refuges, tels l’or ou les emprunts d’Etat. Au risque de subir des effets inattendus : si le cours de l’or a gagné près de 1 % lundi 2 mars, il a rechuté de plus de 4 % le lendemain, tandis que les bons du Trésor américains souffraient de la perspective d’un retour de l’inflation lié à l’envolée des prix du pétrole et du gaz.

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