les frappes se poursuivent sur la bande de Gaza ; échanges de tirs avec le Hezbollah à la frontière libanaise

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Retrouvez notre point sur la situation d’hier.

Des véhicules de l’armée israélienne, dans les environs de Rafah, le 7 juillet 2024.

Frappes israéliennes meurtrières, combats entre soldats israéliens et le Hamas, désastre humanitaire : la guerre à Gaza est entrée, dimanche 7 juillet, dans son dixième mois sur fond d’une relance des efforts de médiation en vue d’un cessez-le-feu. Le ministère de la santé du Hamas, mouvement islamiste qui dirige la bande de Gaza, a annoncé un nouveau bilan de 38 153 morts.

Ces derniers jours, les efforts diplomatiques ont été relancés, avec notamment l’annonce par Israël de l’envoi la semaine prochaine d’une délégation pour poursuivre les pourparlers avec les médiateurs qataris.

Six morts dont deux enfants dans une frappe israélienne

Le Croissant-Rouge palestinien a fait état de six personnes tuées par une frappe israélienne sur une maison à Zawaida, dans le centre du territoire. Parmi elles figurent deux enfants de trois et quatre ans. Trois autres personnes ont été tuées dans un raid sur une habitation de la zone portuaire, selon des secouristes et la défense civile de Gaza.

Les bombardements israéliens se sont poursuivis sur le camp de Nousseirat dans le centre du territoire palestinien où seize personnes ont péri la veille dans un raid sur une école abritant des milliers de déplacés et gérée par l’agence de l’organisation onusienne pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), selon le ministère de la santé du gouvernement du Hamas. Des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP) ont vu plusieurs enfants transférés à l’hôpital. Israël a annoncé que son aviation avait visé « plusieurs terroristes » dans le secteur de cette école, d’où ses soldats avaient été attaqués.

Plusieurs manifestations en Israël pour réclamer une trêve

En Israël plusieurs manifestations ont éclaté pour réclamer du gouvernement qu’il accepte un accord de cessez-le-feu et la libération des otages. Cette journée de « perturbation » a débuté à 6 heures 29 soit l’heure à laquelle l’attaque de combattants du Hamas a commencé le 7 octobre 2023. Des manifestants ont notamment bloqué la circulation pour le deuxième jour consécutif sur plusieurs axes de Tel-Aviv.

La police a renforcé la sécurité autour de la résidence du premier ministre, Benyamin Nétanyahou à Jérusalem, après l’annonce d’un rassemblement à venir. Depuis des semaines, des milliers de personnes se rassemblent en Israël, principalement à Tel-Aviv, pour manifester contre le gouvernement.

Les échanges de tirs à la frontière entre Israël et le Liban se poursuivent

La guerre à Gaza menace de prendre une dimension régionale avec des échanges de tirs quotidiens entre Israël et le Hezbollah libanais des deux côtés de la frontière. Un membre du mouvement pro-iranien, allié du Hamas, a été tué samedi par un drone israélien près de Baalbek, dans l’est du Liban à quelque 100 kilomètres de la frontière. Il a été présenté par l’armée israélienne comme « un agent clé de l’unité de défense aérienne du Hezbollah ».

En riposte, le Hezbollah a revendiqué dimanche le tir de « dizaines de roquettes Katioucha » sur une base militaire près de Tibériade dans le nord d’Israël, et une attaque sur un « centre d’espionnage » frontalier. Un homme a été blessé près de Tibériade, à une trentaine de kilomètres de la frontière avec le Liban, selon l’armée.

Keir Starmer alerte sur la « nécessité claire et urgente d’un cessez-le-feu »

Selon un porte-parole de Keir Starmer, lors de son premier entretien téléphonique avec Benyamin Nétanyahou, le premier ministre a déclaré à son homologue israélien, dont le pays est l’un de ses plus proches alliés, que la situation à la frontière nord d’Israël était « profondément inquiétante et qu’il était crucial que toutes les parties agissent avec prudence ». Le nouveau chef du gouvernement britannique a réitéré la position du Royaume-Uni dans le conflit entre Israël et le Hamas à Gaza, en soulignant la « nécessité claire et urgente d’un cessez-le-feu, la libération des otages et une augmentation immédiate du volume d’aide humanitaire » dans le territoire palestinien.

Keir Starmer a également défendu la mise en place de « conditions de long terme » en vue d’une solution à deux Etats, « notamment en s’assurant que l’Autorité palestinienne a les moyens financiers d’agir réellement » tout en s’engageant à poursuivre sa coopération avec Israël contre « les menaces malveillantes ». Le premier ministre a également eu un entretien avec le président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, pour lui faire part de ses positions et priorités quant à la situation dans la région, notamment pour mettre fin aux « souffrances et pertes humaines dévastatrices à Gaza ». L’existence d’un Etat palestinien est un « droit inaliénable des Palestiniens », a affirmé Keir Starmer, selon un porte-parole de Downing Street.

Le Monde avec AFP

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