
Les autorités vénézuéliennes dénoncent la destruction d’infrastuctures non militaires lors des frappes américaines
Les autorités vénézuéliennes ont dénoncé la destruction d’infrastructures non militaires lors des bombardements américains qui ont conduit à la capture de Nicolas Maduro.
La ministre des sciences et de la technologie, Gabriela Jiménez, a diffusé une vidéo sur sa chaîne Telegram qui montre, selon elle, un des bâtiments de l’Institut vénézuélien de recherche scientifique (IVIC), en banlieue de Caracas, touché par des frappes aériennes. Selon Mme Jiménez, « deux missiles ont directement touché la zone » qui « abritait des serveurs et des équipements essentiels à nos réseaux informatiques et ont été complètement détruits ». Les images, que l’Agence France-Presse (AFP) n’était pas en mesure d’authentifier dans l’immédiat, montrent un site jonché de débris, des bris de verre et des structures métalliques fondues. Elles montrent également des fragments présentés comme étant ceux d’un missile AGM-154.
Quatre autres bâtiments de l’IVIC ont été endommagés, a ajouté la ministre. Ces lieux étaient « essentiels pour former les professionnels qui soutiennent notre santé, notre ingénierie et notre souveraineté pétrolière », dit le texte accompagnant la vidéo qui mentionne « l’utilisation de bombardiers stratégiques capables de neutraliser des systèmes radar grâce à une technologie furtive ».
L’Etat portuaire de La Guaira, voisin de Caracas, a également été la cible de ces frappes, destinées à annihiler les défenses aériennes vénézuéliennes pour permettre aux hélicoptères d’aller capturer Nicolas Maduro et son épouse.
Le gouverneur de l’Etat de La Guaira, Alejandro Teran, a dénoncé la destruction d’un entrepôt de médicaments. « Des tonnes de médicaments et de nourriture ont été brûlés », a-t-il affirmé dans une vidéo sur les réseaux sociaux, sans toutefois fournir de preuves.



















