
Il est 8 h 20, la pluie ruisselle sur la porte vitrée du cabinet de sages-femmes Feminantes. Delphine Gallou-Papin s’engouffre, cheveux mouillés, dans les lieux encore vides. La praticienne de 43 ans aux yeux bleu ciel et au nez joliment retroussé est l’une des cinq sages-femmes associées de cette structure proche du centre-ville nantais, qu’elle a créée en 2015 et qui s’est agrandie en 2025. « La notion d’équipe est essentielle pour moi, insiste-t-elle. Nous partageons la même philosophie de l’attention portée au soin. » Chacune apporte une compétence singulière : sexologie, échographie, hypnose et acupuncture, spécialité qu’elle a choisie. Une méthode issue de la médecine chinoise qui vise à stimuler des zones ciblées de l’épiderme à l’aide d’aiguilles fines. « C’est une thérapie complémentaire aux traitements traditionnels, reconnue et conventionnée », tient à préciser Delphine Gallou-Papin.
Ce matin, sept patientes vont s’asseoir dans ses fauteuils en velours, puis se faire examiner dans le cadre d’une consultation gynécologique, d’un suivi de grossesse, d’une pathologie, de rééducation périnéale et de problématiques féminines variées. La première, Adeline (son prénom, ainsi que celui des autres patientes, a été changé), 32 ans, dézippe son blouson mouillé, libérant un ventre proéminent. Le terme de la grossesse approche et son bébé se présente par le siège, ce qui l’inquiète un peu. « On m’a dit que je risquais d’avoir dix internes autour de moi pour assister à l’accouchement », soupire-t-elle dans un rire nerveux.
Il vous reste 77.85% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

















