Le site chinois JD.com devient le deuxième actionnaire de Fnac Darty, mais sans « aucun droit de gouvernance », assure le ministre de l’économie

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Bâtiment de centre de tri de la société de commerce électronique JD.com à Pékin, le 11 novembre 2025.

Le grand groupe chinois spécialiste de l’e-commerce JD.com a accepté les conditions posées par Bercy pour devenir de manière indirecte le deuxième actionnaire de Fnac Darty, a affirmé mercredi 26 novembre le ministre de l’économie, Roland Lescure, sur France Inter.

Rappelant que la Fnac n’était « pas un commerçant comme un autre », Roland Lescure a dit s’être entretenu avec le groupe JD.com pour le « sensibiliser au caractère culturel du commerce en question et (…) pour poser des conditions. Ils les ont acceptées » : « Ils vont rester un actionnaire (…) dormant, aucun droit de gouvernance, aucun impact sur la gestion de l’entreprise », a expliqué M. Lescure. « On passe d’un actionnaire allemand à un actionnaire chinois, qui n’aura aucun impact, ni sur la gestion ni sur la gouvernance », a-t-il ajouté.

JD.com, qui veut renforcer sa présence en Europe, est en cours de finalisation du rachat, pour quelque 2,2 milliards d’euros, du distributeur allemand Ceconomy, qui détient 22 % du capital du distributeur français, ce qui en fait le deuxième actionnaire derrière le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky (28 %).

En septembre, face à l’arrivée attendue de JD.com au capital de Fnac Darty, le ministère de l’économie avait demandé au groupe chinois de déposer une demande d’examen au titre du contrôle des investissements étrangers en France (IEF), ce qu’il a fait.

Cette procédure visant à préserver les intérêts économiques de la France dans certains secteurs sensibles n’était finalement pas applicable dans ce cas, a expliqué Bercy à l’Agence France-Presse, ajoutant avoir néanmoins demandé à JD.com de respecter certaines conditions dans le cadre de l’opération.

Parmi ces dernières, outre la non-intervention dans la gestion, « JD et Ceconomy se sont engagés à ne pas augmenter leur participation au capital de Fnac » et à ne pas en prendre le contrôle, selon le ministère de l’économie. « La gouvernance de Fnac, qui est composée d’administrateurs indépendants, ne sera pas modifiée », a-t-il ajouté.

JD.com a, par ailleurs, lancé en France sa plateforme de vente en ligne Joybuy, où l’on trouve tous types de produits, de l’électronique aux vêtements, en passant par de l’alimentaire.

Le Monde avec AFP

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