
Jeûner ou continuer à manger et boire mercredi 18 février ? Se recueillir pour le premier jour du ramadan ou continuer les préparatifs de dernière minute de ce mois sacré particulièrement important dans l’islam ? En ce mois de février, les musulmans de France se retrouvent devant un choix cornélien, incapables de savoir s’ils pratiquent leur religion correctement.
Pour la première fois depuis plus de dix ans, ils ont reçu des indications contradictoires quant à la date du début du ramadan. Dans un communiqué publié mardi soir, la Grande Mosquée de Paris, qui fait autorité sur la centaine de lieux de culte de son réseau mais aussi souvent auprès des pouvoirs publics, a annoncé que le mois saint débuterait le mercredi. Le conseil des mosquées du Rhône, lui aussi disposant d’une certaine autorité morale, a publié un texte similaire mardi soir. Jusque-ici, tout allait bien.
Problème, le Conseil Français du culte musulman (CFCM), ancienne instance représentative des fidèles auprès des pouvoirs publics, qui revendique toujours plus de mille mosquées affiliées, estime, lui, que le début du mois de ramadan doit être fixé le jeudi 19 février.
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