Le procès en appel de Cédric Jubillar prévu à partir du 21 septembre

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Cédric Jubillar, le jour d’ouverture de son procès, au tribunal d’assises du Tarn, à Albi, le 22 septembre 2025.

Le procès en appel de Cédric Jubillar, condamné en première instance à trente ans de réclusion pour le meurtre de son épouse, Delphine Aussaguel, doit débuter le 21 septembre, a communiqué la cour d’appel de Toulouse jeudi 19 février.

Au cours d’une réunion préparatoire à laquelle son nouvel avocat, Pierre Debuisson, n’a pas participé, « il a été envisagé, au vu de la durée prévisible du procès et de la charge d’audiencement de la cour d’assises de la Haute-Garonne, de fixer la date d’ouverture au 21 septembre 2026 », affirme le communiqué. « Un délai de dix jours a été donné [à Pierre Debuisson] pour faire valoir ses observations », poursuivent le procureur général Nicolas Jacquet et la première présidente de la cour, Chantal Ferreira, qui signent le communiqué.

Ce dernier ne précise pas de durée pour l’audience d’appel, mais, selon une source judiciaire à l’Agence France-Presse (AFP), elle devrait être équivalente à celle du procès en première instance, qui avait duré quatre semaines, en fonction du nombre de témoins que la défense souhaitera citer à la barre.

« Un procès équitable » réclamé par la défense

Dans un entretien à l’AFP, paru mardi, M. Debuisson avait expliqué ne pas vouloir participer à la préparation du procès en appel de son client, tant que M. Jubillar ne bénéficiait pas d’un changement de ses conditions de détention, qu’il juge « indignes ». « Tout ce que je demande, c’est un procès équitable et force est de constater qu’il n’est pas possible aujourd’hui de faire mon travail d’avocat et de défendre correctement M. Jubillar », avait-il dit.

Le 17 octobre, le peintre-plaquiste de 38 ans a été reconnu coupable d’avoir tué son épouse, Delphine Aussaguel, une infirmière de 33 ans dont le corps n’a jamais été retrouvé, et condamné à trente ans de réclusion criminelle.

Dans son arrêt rendu public quelques jours après le verdict, la cour d’assises du Tarn avait estimé que le meurtre de Delphine Aussaguel était « caractérisé », affirmant en outre n’avoir pas été convaincue par les déclarations de l’accusé.

La juridiction avait également estimé que des témoignages recueillis, le fait que la personnalité de l’accusé était « compatible » avec le passage à l’acte, ainsi que sa non-acceptation du départ de son épouse pour un autre homme, constituaient des éléments suffisants pour établir sa responsabilité dans la disparition de son épouse, survenue en décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Détenu à l’isolement à la prison de Toulouse-Seysses depuis juin 2021, Cédric Jubillar se dit innocent, une position qu’il entend conserver en appel.

Le Monde avec AFP



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