
Un an quasiment jour pour jour après le départ précipité et humiliant des derniers soldats français basés au Tchad, Paris et N’Djamena entendent tourner la page et relancer des relations fortement dégradées. Invité officiellement lundi à se rendre en France pour une visite de travail, le président Mahamat Idriss Déby a été reçu jeudi 29 janvier à l’Elysée par Emmanuel Macron avec « l’ambition de porter un partenariat renouvelé et mutuellement bénéfique ».
Preuve que le ton a changé entre les deux capitales, le site de la présidence tchadienne saluait sur sa page Facebook, « un accueil chaleureux à son arrivée à Paris [mercredi 28 janvier] après un an de relations refroidies ». Dans la foulée de son entrevue avec l’ambassadeur français au Tchad, Eric Gérard, le chef de l’Etat tchadien exprimait dans un communiqué sa volonté de « redéfinir » la coopération entre les deux pays « appelée à se renouveler et à s’adapter aux enjeux actuels ».
« Aplanir les incompréhensions », « respect mutuel », « souveraineté et intérêts partagés », « relations plus équilibrées »… Si les éléments de langage de la présidence tchadienne expriment aujourd’hui l’apaisement et la volonté d’un nouveau départ, c’est aussi parce que la rupture fut aussi brutale qu’inattendue du côté français.
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